Home SantéLa lune a commencé à se séparer, les scientifiques avertissent le tremblement de terre de la mission lunaire menace

La lune a commencé à se séparer, les scientifiques avertissent le tremblement de terre de la mission lunaire menace

by Sophie Martin

Publié le 5 octobre 2025 à 22h45. De nouvelles recherches révèlent que l’activité sismique lunaire, longtemps sous-estimée, pourrait représenter un danger significatif pour les futures bases lunaires et le programme Artemis de la NASA. L’étude met en évidence le rôle des tremblements de lune dans la formation du paysage lunaire, au-delà des impacts de météorites.

  • Des tremblements de lune, et non seulement les impacts de météorites, ont façonné la surface lunaire pendant des millions d’années.
  • La présence de failles actives, comme la faille Lee-Lincoln, pose un risque pour les infrastructures lunaires potentielles.
  • Le risque de tremblements de lune destructeurs, bien que faible à court terme, s’accumule avec la durée des missions habitées.

Pendant des décennies, les scientifiques ont considéré les collisions de météorites comme le principal moteur de l’évolution de la surface lunaire. Cependant, une étude approfondie de la vallée du Taureau-Littrow, site de l’atterrissage de la mission Apollo 17, a révélé que l’activité sismique a joué un rôle bien plus important qu’on ne le pensait. Cette activité est responsable de glissements de terrain et d’éboulements rocheux qui modifient le paysage lunaire.

L’étude, portant sur l’activité paléosismique de cette vallée, a des implications directes pour le programme Artemis de la NASA, qui vise à établir une présence humaine durable sur la Lune. Comprendre les risques sismiques est crucial pour la sécurité des futures missions et la planification des infrastructures lunaires.

Selon le chercheur Nicholas Schmerr, cité par The Daily Galaxy, l’absence d’instruments de mesure précis de l’activité sismique lunaire oblige les scientifiques à recourir à des méthodes indirectes pour évaluer les mouvements de terrain.

« Nous n’avons pas d’instruments capables de mesurer l’activité sismique sur la Lune avec la même précision qu’ici sur Terre. Nous devons donc nous baser sur des indices tels que les chutes de pierres et les glissements de terrain déclenchés par ces événements sismiques pour évaluer la possibilité de mouvements de terrain. »

Nicholas Schmerr, chercheur

L’une des découvertes les plus préoccupantes est l’identification de failles actives, comme la faille Lee-Lincoln, qui pourraient présenter un risque important pour les bases lunaires. Ces fractures, qui se sont formées il y a des millions d’années, sont toujours susceptibles de provoquer des tremblements de lune aujourd’hui. Leur proximité avec des sites d’atterrissage potentiels et des zones d’intérêt pour l’exploration future rend cette découverte particulièrement inquiétante.

Thomas R. Watters, scientifique principal au Smithsonian, souligne l’importance de prendre en compte ce risque dans la planification des missions lunaires.

« La distribution mondiale de jeunes failles de poussée, comme la faille Lee-Lincoln, leur potentiel à rester actives et la possibilité de formation de nouvelles fractures dues à des contractions continues doivent être pris en compte lors de la planification des sites et de l’évaluation de la stabilité des avant-postes lunaires permanents. »

Thomas R. Watters, scientifique principal au Smithsonian

Bien que la probabilité d’un tremblement de lune majeur et destructeur soit faible, elle n’est pas nulle. Les auteurs de l’étude estiment que le risque d’un tel événement près d’une faille active est d’environ un sur 20 millions par jour. Ce chiffre peut sembler faible, mais il s’accumule avec la durée des missions. Pour une mission de dix ans, le risque pourrait augmenter à environ un sur 5 500, une probabilité beaucoup plus élevée.

Schmerr explique que le risque n’est pas négligeable, surtout pour les missions de longue durée.

« Le risque d’une catastrophe majeure n’est pas nul, et bien que faible, ce n’est pas quelque chose qui peut être complètement ignoré lors de la planification des infrastructures à long terme à la surface de la Lune. »

Nicholas Schmerr, chercheur

Pour minimiser les risques, l’équipe de recherche recommande d’éviter de construire des bases lunaires permanentes à proximité de failles actives, comme la faille Lee-Lincoln. Ils insistent sur la nécessité d’une planification minutieuse et d’une sélection stratégique des sites pour assurer l’intégrité structurelle des infrastructures lunaires à long terme.

En conclusion, Schmerr souligne l’importance d’une exploration lunaire prudente et réfléchie.

« Nous voulons nous assurer que l’exploration de la Lune est effectuée en toute sécurité et que les investissements sont réalisés de manière responsable. Notre conclusion est simple : ne construisez pas juste au-dessus de falaises abruptes ou de fractures nouvellement actives. Plus les falaises sont abruptes, plus les dangers sont faibles. »

Nicholas Schmerr, chercheur

(RNS / RNS)

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