Publié le 16 janvier 2024 à 22h10. L’ancien président américain Donald Trump a annoncé la création d’un Conseil de paix pour Gaza, une initiative clé pour la mise en œuvre de la seconde phase de son plan visant à mettre fin au conflit dans la bande de Gaza. Cette nouvelle entité rassemblera des personnalités internationales influentes et des experts de divers secteurs.
- Donald Trump présidera le Conseil de paix pour Gaza, qui comprend des figures de premier plan telles que Tony Blair, Jared Kushner et Ajay Banga.
- Le conseil aura pour mission de superviser la reconstruction de Gaza, le renforcement de la gouvernance et la mobilisation de financements internationaux.
- La démilitarisation complète du Hamas est présentée comme une condition essentielle à la réussite du plan, malgré l’absence d’engagement clair du groupe islamique.
La Maison Blanche a dévoilé la composition du Conseil de paix pour Gaza, un organe destiné à piloter la deuxième phase du plan américain pour la région. Ce plan, lancé initialement en octobre 2025, prévoit une transition vers un modèle de gouvernance technocratique et la démilitarisation de l’enclave palestinienne.
Outre Donald Trump, le conseil sera composé de dirigeants internationaux et d’experts issus du secteur public et privé. Parmi les membres fondateurs figurent Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine ; Tony Blair, ancien Premier ministre britannique ; Steve Witkoff, envoyé spécial de la Maison Blanche ; Jared Kushner, le gendre du président ; et Ajay Banga, président de la Banque mondiale. Marc Rowan, directeur d’Apollo Global Management, et Roberto Gabriel, conseiller, siègeront également au conseil.
Chaque membre du conseil se verra attribuer des domaines spécifiques de responsabilité, notamment le renforcement des capacités de gouvernance, les relations régionales, la reconstruction, l’attraction des investissements, la levée de fonds et la mobilisation de capitaux. Trump lui-même assurera la présidence de cette entité, et d’autres membres devraient rejoindre le conseil dans les prochains jours. L’ancien président a qualifié cette initiative de « conseil le plus grand et le plus prestigieux jamais réuni à tout moment et en tout lieu ».
Parallèlement à la création du conseil, l’administration américaine a nommé le major général Jaspe Jeffers au poste de commandant de la Force internationale de stabilisation (FIS), le contingent onusien chargé de garantir la sécurité et le processus de désarmement à Gaza. Le diplomate bulgare Nicolas Mladénov occupera quant à lui le rôle de haut représentant pour Gaza, assurant la liaison entre le conseil et le nouveau gouvernement local.
La première phase du plan de paix, mise en œuvre en octobre 2025, avait abouti à un cessez-le-feu, à la libération d’otages et à l’accès à l’aide humanitaire. La seconde étape, actuellement en cours, prévoit la mise en place d’un gouvernement administratif dirigé par Ali Shaath, ancien vice-ministre palestinien et chef du Comité national pour l’administration de Gaza. Ce comité, composé de 15 membres, sera chargé de restaurer les services publics, de reconstruire les institutions civiles et de stabiliser la vie quotidienne dans l’enclave palestinienne.
L’administration Trump a insisté sur le fait que la démilitarisation totale du Hamas constitue une condition préalable indispensable à la réussite du processus. Cependant, à ce jour, le groupe islamique n’a pas manifesté sa volonté de se désarmer, ce qui soulève des interrogations quant à la pleine mise en œuvre du plan. Le retrait militaire complet d’Israël de Gaza reste également une revendication palestinienne majeure, intégrée au cadre des négociations mais sans calendrier précis.
Le Conseil exécutif comprendra également des représentants régionaux et internationaux, notamment le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan ; le diplomate qatari Ali al-Zawadi ; le chef des renseignements égyptiens, Hasan Rashad ; la ministre d’État chargée de la Coopération internationale des Émirats arabes unis, Rim al-Hashimi ; l’homme d’affaires chypriote-israélien Yakir Un poème ; et la diplomate néerlandaise Sigrid Kaag, qui a coordonné des initiatives pour le processus de paix au Moyen-Orient.
Selon la Maison Blanche, le Conseil de paix supervisera la mise en œuvre du plan présidentiel en 20 points, en guidant la reconstruction, le développement institutionnel et la mobilisation des ressources internationales afin de faciliter la transition de Gaza vers la paix et la prospérité. Le président américain a appelé toutes les parties prenantes à coopérer avec les nouvelles organisations créées, réaffirmant l’engagement de Washington à travailler en coordination avec Israël, les pays arabes et la communauté internationale.
(Avec des informations de l’AFP, EFE, Europa Press et Reuters)
