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La Maison Blanche affirme que « toutes les options » sont sur la table pour le Groenland, y compris la diplomatie | KGOU

Publié le 7 janvier 2026 à 21h10. L’administration américaine, sous la présidence de Donald Trump, réaffirme son intérêt pour l’acquisition du Groenland, ravivant les tensions avec le Danemark et suscitant des inquiétudes quant à la stabilité de l’alliance…

La Maison Blanche affirme que « toutes les options » sont sur la table pour le Groenland, y compris la diplomatie | KGOU

Publié le 7 janvier 2026 à 21h10. L’administration américaine, sous la présidence de Donald Trump, réaffirme son intérêt pour l’acquisition du Groenland, ravivant les tensions avec le Danemark et suscitant des inquiétudes quant à la stabilité de l’alliance au sein de l’OTAN.

  • La Maison Blanche maintient « toutes les options » ouvertes concernant le Groenland, sans exclure une intervention militaire.
  • Plusieurs pays européens ont défendu la souveraineté du Groenland, soulignant que sa destinée appartient à son peuple et au Danemark.
  • L’intérêt de Trump pour le Groenland, motivé par des considérations géostratégiques et l’accès à des ressources minières, est resté constant depuis 2019.

L’obsession de Donald Trump pour le Groenland, un territoire autonome appartenant au Danemark, refait surface, relançant un débat diplomatique délicat et mettant à l’épreuve les relations transatlantiques. Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, a déclaré mercredi que le président Trump examinait toutes les possibilités pour défendre les intérêts américains, tout en soulignant que la diplomatie restait sa priorité.

Cette nouvelle offensive intervient alors que l’administration américaine est déjà sous le feu des critiques en raison de son intervention au Venezuela, qui a conduit à l’arrestation du président Nicolás Maduro. Certains observateurs y voient une démonstration de la politique étrangère musclée de l’administration Trump.

Donald Trump a exprimé à plusieurs reprises son désir d’acquérir le Groenland, dès son premier mandat en 2019. Il a justifié cet intérêt par l’importance stratégique du territoire dans l’Arctique et par la présence de vastes gisements de terres rares, des minéraux essentiels pour l’industrie technologique. Selon Trump, le Groenland est actuellement « couvert de navires russes et chinois » et le Danemark ne serait pas en mesure d’assurer sa sécurité.

« Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark n’y parviendra pas. »

Donald Trump, président des États-Unis

Face à ces déclarations, sept pays européens – le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni – ont publié mardi une déclaration commune affirmant que le Groenland « appartient à son peuple » et que sa souveraineté devait être respectée. Ils ont précisé que la décision concernant l’avenir du Groenland revenait exclusivement au Danemark et à la population groenlandaise.

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a fermement rejeté les propositions de Trump, avertissant qu’une intervention militaire américaine au Groenland pourrait compromettre l’alliance au sein de l’OTAN.

Donald Trump a réagi à ces tensions sur son réseau social Truth Social, affirmant que les États-Unis resteraient fidèles à l’OTAN, « même si [les autres pays] ne le sont pas pour nous ».

Karoline Leavitt a souligné que des administrations précédentes avaient également envisagé des options concernant le Groenland, mais a refusé de commenter les éventuelles mesures coercitives que pourrait envisager la Maison Blanche. Elle a critiqué la transparence excessive des administrations précédentes en matière de politique étrangère, estimant qu’elle profitait aux adversaires des États-Unis.

Le secrétaire d’État, Marco Rubio, a confirmé que l’intérêt de Trump pour le Groenland était constant depuis 2019, tout en précisant que l’intervention militaire n’était pas privilégiée, sans toutefois l’exclure formellement. Il a souligné que chaque président avait la possibilité d’envisager toutes les options.

« Chaque président conserve cette option. Je ne parle pas du Groenland. Je parle juste du monde entier. »

Marco Rubio, secrétaire d’État américain

Au Congrès américain, les réactions sont mitigées. Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a reconnu l’importance géopolitique et stratégique du Groenland, mais a affirmé qu’une guerre avec ce territoire n’était ni envisagée, ni souhaitée. Il a jugé improbable que l’option militaire soit sérieusement considérée.

« Il y a beaucoup de discussions réfléchies à avoir là-bas, et c’est ce à quoi nous nous attendons. Donc, toutes ces histoires d’action militaire et tout ça, je ne pense pas que ce soit, je ne pense même pas que ce soit une possibilité. Je ne pense pas que quiconque envisage sérieusement cela. Et au Congrès, nous ne le sommes certainement pas. »

Mike Johnson, président de la Chambre des représentants américaine

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.