Publié le 31 octobre 2025 21:07:00. Des scientifiques ont détecté de l’eau, sous forme de gaz hydroxyle, dans la comète interstellaire 3I/ATLAS, une découverte qui pourrait éclairer les origines de l’eau et des matières organiques dans l’univers.
- L’observatoire spatial Neil Gehrels Swift de la NASA a identifié du gaz hydroxyle (OH) dans la comète 3I/ATLAS.
- L’équipe d’astronomes a mesuré une perte de liquide d’environ 40 kilogrammes (40 kg) par seconde.
- Des études préliminaires du télescope spatial James Webb avaient déjà révélé un rapport élevé entre le dioxyde de carbone et l’eau dans cette comète.
La comète 3I/ATLAS, un visiteur venu d’un autre système stellaire, suscite l’intérêt des scientifiques du monde entier. La détection de gaz hydroxyle, une molécule résultant de la décomposition de l’eau par le rayonnement solaire, est une avancée significative. Selon le professeur Dennis Bodewits, physicien à l’Université d’Auburn (Alabama),
« Lorsque nous détectons de l’eau ou même son faible écho ultraviolet, OH, dans une comète interstellaire, nous lisons une note envoyée depuis un autre système planétaire. »
Dennis Bodewits, professeur de physique à l’Université d’Auburn
Cette découverte est d’autant plus remarquable que l’activité de la comète a été observée à une distance d’environ trois fois celle de la Terre au Soleil, une distance où la plupart des comètes du système solaire sont relativement inactives. Les chercheurs estiment que cette activité précoce pourrait être due à l’échauffement de petites particules de glace à la surface du noyau cométaire sous l’effet du rayonnement solaire.
La présence de gaz hydroxyle permet de localiser l’eau à de grandes distances grâce à la lumière spécifique émise par ce gaz lorsqu’il est stimulé par le rayonnement stellaire. Cette méthode de détection indirecte est particulièrement utile pour étudier les comètes et autres corps célestes où l’eau peut exister sous différentes formes.
L’étude de la comète 3I/ATLAS offre une opportunité unique de comparer la chimie d’un objet interstellaire à celle des objets présents dans notre système solaire. Les scientifiques espèrent ainsi mieux comprendre comment l’eau et les matières organiques se forment et se conservent dans l’espace, et comment elles ont pu contribuer à l’émergence de la vie sur Terre.
Cependant, cette recherche n’est pas sans controverse. L’astronome de Harvard Avi Loeb accuse la NASA de « dissimuler des preuves cruciales » concernant la comète 3I/ATLAS.
Les résultats de cette recherche ont été publiés dans The Astrophysical Journal of Letters. Des experts ont également exprimé leur inquiétude quant à l’impact potentiel de décisions politiques sur la poursuite de cette recherche scientifique.
La comète 3I/ATLAS a atteint son point le plus proche du Soleil le 29 octobre 2025, fournissant aux scientifiques des données précieuses sur sa composition et son comportement.
La NASA se prépare également à l’arrivée d’autres visiteurs interstellaires, selon de nouvelles recherches.
PM/DCQ
