Home Nouvellesla participation en baisse à la mi-journée par rapport au 18 septembre

la participation en baisse à la mi-journée par rapport au 18 septembre

by Nicolas Lefèvre

Une nouvelle journée de mobilisation sociale a débuté ce jeudi 2 octobre 2025, marquée par des grèves et des manifestations dans toute la France. Le gouvernement, confronté à une contestation persistante, étudie des pistes pour alléger la pression fiscale sur les salariés, tandis que les syndicats se préparent à évaluer les prochaines étapes de leur mouvement.

À la mi-journée, le ministère de l’Intérieur recensait 85 000 manifestants à travers le pays, hors de la région parisienne. Le cortège parisien, qui doit partir de la place d’Italie à 14 heures en direction de la place Vauban, n’avait pas encore été comptabilisé à ce stade. Ces chiffres sont inférieurs à ceux du 18 septembre, où 200 000 manifestants avaient été dénombrés à la même heure, toujours sans inclure la mobilisation parisienne.

Plusieurs secteurs sont touchés par les mouvements de grève. Dans l’éducation, 27 % du personnel enseignant – professeurs, éducateurs, psychologues scolaires, assistants d’éducation et accompagnants d’élèves handicapés – participe à la grève, selon le Snes-FSU, principal syndicat du secondaire. Le ministère de l’Éducation a quant à lui fait état de 6,42 % de grévistes, avec des taux de 6,95 % dans les écoles maternelles et élémentaires et de 6,13 % dans les collèges et lycées. Des blocages de lycées ont été signalés à Bordeaux et à Montpellier, tandis qu’à Paris, le lycée Turgot était bloqué par des élèves dès le matin.

Des blocages et débrayages ont également eu lieu dans certaines universités et usines, notamment à Lille, où un campus a été fermé après un blocage par des étudiants et du personnel syndiqué, et à Montpellier, où la police est intervenue pour empêcher un blocage à l’université Paul Valéry. Des actions similaires ont été observées chez Michelin près de Valenciennes et chez Stellantis Hordain, mais ont été levées sans incident.

La situation à Montpellier a été marquée par une décision controversée du préfet d’interdire la présence de toute personne extérieure à la manifestation, officiellement pour éviter les débordements de groupuscules d’extrême droite. Cette interdiction a été suspendue par la justice administrative, qui y voyait une atteinte au droit de manifester.

Par ailleurs, la tour Eiffel est fermée au public en raison de la grève du personnel, suite à un appel national intersyndical. Selon la CGT, une large majorité des salariés s’est prononcée en faveur du mouvement.

Face à cette contestation, le Premier ministre Sébastien Lecornu étudie plusieurs pistes pour alléger la pression fiscale sur les salariés, notamment une défiscalisation et un allègement des charges sociales sur les heures supplémentaires, une réduction de l’impôt sur le revenu pour les couples au Smic, et le rétablissement de la prime Macron. « Le fait de vivre de son travail et le reste à vivre demeure une des premières préoccupations des Français », a souligné son entourage.

Les syndicats attendent le discours de politique générale du Premier ministre, prévu mardi prochain, pour prendre leurs prochaines décisions. « On prendra nos décisions en fonction de [l]a copie » de Sébastien Lecornu, a déclaré Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. Marylise Léon, de la CFDT, a quant à elle affirmé que « le partage des efforts » est le mot d’ordre de cette journée de mobilisation. Sophie Binet a également prévenu que « les mobilisations continueront s’il y a des reculs », soulignant la forte colère sociale actuelle.

Quelque 76 000 policiers et gendarmes sont mobilisés à travers le pays pour assurer le maintien de l’ordre, dont 5 000 dans la région parisienne.

Des manifestations sont également en cours à Valenciennes, Nantes et Brest.

À Marseille, des centaines de personnes ont défilé depuis le Vieux Port. Valérie Tateossian, traductrice de 58 ans, a exprimé sa frustration face à ce qu’elle perçoit comme un manque d’écoute de la part du gouvernement. « Je trouve que le gouvernement n’écoute pas ce qui émane des mouvements de la rue », a-t-elle déclaré, se disant « révoltée » par la réforme de l’assurance chômage et la baisse des remboursements de frais de santé.

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