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La personnalité joue un rôle important dans la dépression et le risque de suicide plus tard dans la vie –

Publié le 24 novembre 2025. Une nouvelle étude révèle que la personnalité joue un rôle crucial dans l'apparition de la dépression et des idées suicidaires chez les personnes âgées, ouvrant la voie à des approches de prévention et…

La personnalité joue un rôle important dans la dépression et le risque de suicide plus tard dans la vie –

Publié le 24 novembre 2025. Une nouvelle étude révèle que la personnalité joue un rôle crucial dans l’apparition de la dépression et des idées suicidaires chez les personnes âgées, ouvrant la voie à des approches de prévention et de traitement plus personnalisées.

La dépression et les comportements suicidaires sont des problèmes de santé publique importants chez les seniors, mais leur identification peut s’avérer complexe. Une recherche doctorale menée par Anna Szücs à la Vrije Universiteit Amsterdam met en lumière l’importance des traits de personnalité dans la compréhension et la prévention de ces risques, souvent sous-estimés.

L’étude, basée sur douze investigations, démontre qu’il existe différents profils de vulnérabilité. Certains individus âgés, confrontés pour la première fois à des pensées suicidaires, présentent une personnalité dite « surcontrôlée », caractérisée par le perfectionnisme, le dévouement et un fort besoin de contrôle. Pour ces personnes, les pertes de statut, d’indépendance ou de santé peuvent être particulièrement dévastatrices.

Un autre groupe se distingue par un profil « sous-contrôlé », affichant des traits de névrosisme, de personnalité borderline ou narcissique. Ces individus présentent souvent un risque accru dès le plus jeune âge, qui peut persister avec le temps.

« Cela nécessite différentes approches préventives et thérapeutiques, adaptées à la personnalité sous-jacente et au parcours de vie. »

Anna Szücs, chercheuse à la Vrije Universiteit Amsterdam

Cette recherche souligne que les facteurs de risque traditionnellement associés à la dépression chez les adultes plus jeunes, tels qu’une histoire de troubles psychologiques ou de tentatives de suicide antérieures, sont moins fréquents chez les personnes âgées. D’autres éléments, comme le déclin cognitif, les maladies physiques ou les changements sociaux, peuvent alors jouer un rôle prépondérant.

Il est donc essentiel, selon Szücs, que les professionnels de santé ne se concentrent pas uniquement sur les troubles de l’humeur, mais également sur le style de personnalité, la capacité d’adaptation et les expériences de perte vécues par les patients âgés.

Les résultats de cette étude suggèrent qu’une approche standardisée ne convient pas à tous. Pour les personnes au profil surcontrôlé, il peut être bénéfique de travailler sur l’acceptation du changement et de la perte, tandis que pour celles au profil sous-contrôlé, la régulation des émotions et le contrôle des impulsions devraient être privilégiés. Une meilleure compréhension des liens entre traits de personnalité et vulnérabilité permettra ainsi d’identifier plus rapidement les personnes à risque et d’adapter le soutien de manière plus précise.

À propos de la thèse :

Titre : Déterminants de la personnalité dans la dépression, le risque de suicide et la recherche d’aide chez les personnes âgées : vers une compréhension des différences individuelles qui sous-tendent l’hétérogénéité clinique.

Doctorante : Anna Szücs, Vrije Universiteit Amsterdam.

Faculté : Sciences du comportement et du mouvement – Prévention et réadaptation, VU Amsterdam.

Source : nedkad.nl

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.