Publié le 11 novembre 2025 à 21h32. De nouveaux éléments de preuve ont émergé dans l’enquête sur le meurtre de Jaime Esteban Moreno Jaramillo, étudiant à l’Université des Andes, notamment le témoignage du patron d’un des suspects qui révèle des détails troublants sur les heures qui ont suivi l’agression.
- Ricardo González Castro, l’un des principaux suspects, aurait pleuré et montré une photo des agresseurs à son employeur peu après l’attaque.
- Une femme en bleu, présente sur les lieux de l’agression, aurait interrogé l’employeur de González Castro sur le suspect.
- Le parquet s’oppose à la libération de González Castro, estimant qu’il tente de fuir la justice.
L’enquête sur la mort de Jaime Esteban Moreno Jaramillo, survenue après une agression lors d’une fête d’Halloween à Bogotá, prend une nouvelle tournure. Des témoignages clés, recueillis par le parquet, mettent en lumière le comportement de Ricardo González Castro après les faits et révèlent l’implication possible d’une troisième personne.
Selon le témoignage de la procureure Elsa Reyes, González Castro a contacté son employeur, propriétaire d’un camion de restauration situé dans le centre de Bogotá, peu après l’agression survenue tôt le matin du 31 octobre dans les rues de la 64e et de la 15e.
« Je suis arrivé et j’ai trouvé Ricardo González en train de pleurer avec un téléphone portable à la main et il m’a montré une photo de trois personnes capturées. Quand il me montre l’image, je lui demande s’il était avec eux et il dit oui. »
Patron de Ricardo González Castro
Le patron a également déclaré que González Castro lui avait confié savoir qu’une quatrième personne était recherchée et qu’il la connaissait. Par ailleurs, une femme portant un costume bleu, identifiée comme ayant été présente lors de l’agression, s’est rendue au camion de restauration le dimanche matin pour se renseigner sur le suspect. Elle aurait déclaré, selon le témoignage rapporté au parquet :
« Ce HP a déjà explosé. »
La femme en bleu, selon le témoignage du patron de González Castro
La femme aurait également mentionné que le partenaire de González Castro était également impliqué dans l’agression. Les autorités tentent désormais d’identifier cette troisième personne pour obtenir sa version des faits.
Le parquet s’oppose fermement à la libération de Ricardo González Castro, arguant qu’il a fui Bogotá pour se rendre à Carthagène et qu’il n’a pas de liens stables dans cette ville. Il a affirmé qu’il vivait avec ses parents et travaillait au marché Bazurto à Carthagène, mais le parquet conteste ces affirmations, soulignant qu’il n’a passé que deux jours avec sa famille.
L’enquête se poursuit sous la direction de l’Unité d’enquête, qui peut être contactée à l’adresse [email protected].
Jaime Esteban Moreno, au centre, et ses attaquants désignés. Photo:EL TIEMPO/Archives privées
Jaime Esteban Moreno, la victime, et les trois capturés. Photo:LE TEMPS
Ricardo González Castro et l’avocate Gladys Marcela López. Photo:Dossier privé
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