Toutes les manifestations prévues samedi ont été interdites à Marseille et dans l’ensemble des Bouches-du-Rhône par la préfecture, qui suspend également les transports en commun pour le week-end à la suite des violences et des pillages constatés le 17 octobre 2026.
Interdiction totale des cortèges et suspension des transports dans les Bouches-du-Rhône
La préfecture des Bouches-du-Rhône a officialisé l’interdiction de l’ensemble des manifestations, qu’elles soient déclarées ou non, pour la journée de samedi en raison des pillages, dégradations et actes de vandalisme survenus le week-end précédent. Cette mesure radicale vise à parer aux risques d’affrontements et à préserver la disponibilité des forces de sécurité intérieure.
On parle aussi des préfets qui font carrière en macronie depuis 10 ans ? Celui des Bouches-du-Rhône a l'air particulièrement brillant. https://t.co/4Pub9OCLX7
Un couvre-feu élargi et un encadrement strict de l’espace public
Le dispositif préfectoral s’accompagne de restrictions sévères ciblant le matériel potentiellement utilisable lors de troubles.
Le choc des dégradations du 17 octobre sur le Vieux-Port et la Canebière
Ces décisions administratives interviennent après les scènes de chaos observées le 17 octobre lors de cette mobilisation organisée à l’appel du mouvement lycéen, des syndicats étudiants et des Gilets jaunes notamment.
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Des individus cagoulés ont été aperçus en train de ressortir de l’hôtel de ville les bras chargés d’éléments difficilement identifiables. À l’intérieur, un buste de Marianne a été retrouvé gisant au sol, tandis que d’autres tensions éclataient plus tôt dans la matinée sur la Canebière où une boutique SFR et d’autres magasins ont été vandalisés.
Une réponse judiciaire et sécuritaire nationale d’ampleur
À l’échelle nationale, la mobilisation du 17 octobre s’est transformée dans plusieurs villes en scènes de chaos, caractérisées par des affrontements directs avec des émeutiers, des vitrines brisées, des magasins pillés et des voitures incendiées, faisant 150 blessés parmi les policiers et gendarmes et menant à 1 200 interpellations. Rudy Manna, délégué national du syndicat Unsa-Police, a reconnu que les forces de l’ordre avaient été complètement débordées
face à un niveau de violences rarement vécu
, déplorant une convergence des barbares, des délinquants
ainsi qu’un manque de munitions. Grégory Joron, secrétaire national d’Un1té FO, a également fustigé le fait que dans nombre de villes, on était en sous-effectifs face aux casseurs
.
Face à cette situation, le gouvernement a mobilisé des effectifs de forces de sécurité intérieure en hausse, prévoyant pour le nouveau week-end des effectifs 20 % supérieurs à ceux qui avaient été pris de court le 17 octobre. À Marseille, le maire Benoît Payan a annoncé avoir reçu du président Emmanuel Macron l’assurance d’un envoi immédiat de renforts, après avoir échangé avec le chef de l’État, Sébastien Lecornu et le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Deux compagnies de CRS supplémentaires vont ainsi être déployées dans la cité phocéenne, tandis que le chef de l’État doit présider un conseil de défense pour faire le point sur les moyens sécuritaires déployés.
Par ailleurs, face à l’impact économique de ces perturbations, les professionnels concernés pourront bénéficier d’un report de paiement des cotisations et contributions sociales patronales dont l’échéance intervient en novembre 2026, décembre 2026 et ou janvier 2027
. Sur le front culturel et médiatique, le ministère de la Culture a ordonné la fermeture exceptionnelle pour samedi des musées parisiens du Louvre, d’Orsay, Picasso et du Grand Palais, tout en appelant l’ensemble des établissements sous sa tutelle à assurer la sécurité des visiteurs, la protection des agents et la préservation des œuvres. De son côté, l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, a demandé aux chaînes de télévision et aux radios de veiller à un traitement rigoureux et équilibré
des manifestations et des violences après avoir été saisi sur plusieurs séquences.
Limoges perd sa mairie mais sauve le buste de Marianne, Marseille préserve sa mairie saccagée mais retrouve sa Marianne à terre ! Ces deux images illustrent la fragilité de nos institutions et la mise à mal de la République. @LanouvelleRP #crises https://t.co/mDdSx6U2WY
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(Il faudrait interdire TOUTES les manifestations jusqu'à l'élection présidentielle. 😂 D.H.)https://t.co/mvBi0Eqq06