Publié le 7 novembre 2025 à 17h21. Les autorités russes préparent de nouvelles restrictions sur l’accès à internet mobile et aux SMS pour les utilisateurs ayant eu recours à l’itinérance internationale ou dont la carte SIM est inactive depuis plus de 72 heures, une mesure présentée comme une lutte contre l’utilisation de cartes SIM à des fins potentiellement illégales.
- Les abonnés concernés pourraient se voir privés d’accès à internet mobile et aux SMS pendant 24 heures.
- Une procédure de vérification simple, via un lien SMS et un captcha, permettra de rétablir rapidement la connectivité.
- Ces mesures s’inscrivent dans une volonté plus large de renforcer le contrôle sur les communications et de réduire la dépendance aux technologies étrangères.
Les opérateurs de téléphonie mobile russes s’apprêtent à mettre en œuvre un nouveau protocole qui pourrait affecter des millions d’utilisateurs. Selon des informations rapportées par Médiazone le 7 novembre, citant le quotidien Kommersant, les abonnés ayant utilisé l’itinérance internationale ou dont la carte SIM est restée inactive pendant plus de 72 heures verront leurs services internet mobile et SMS interrompus pendant une journée complète.
Les autorités justifient cette mesure par la nécessité de lutter contre l’utilisation de cartes SIM « sans propriétaire », suspectées d’être exploitées pour faciliter des activités illégales, notamment des attaques de drones. Une source proche du dossier a indiqué que ce protocole devrait être mis en place prochainement.
Pour minimiser les désagréments, les abonnés concernés pourront rétablir leur accès en suivant un lien envoyé par SMS et en complétant un captcha. Cette procédure devrait permettre une remise en service immédiate des services.
Cette nouvelle restriction fait suite à l’introduction antérieure d’un dispositif similaire pour les cartes SIM étrangères, également présenté comme une mesure de sécurité visant à contrer l’utilisation des communications cellulaires par des engins aériens non identifiés.
Ces initiatives s’inscrivent dans un contexte de durcissement du contrôle numérique en Russie. Fin mai, le président Vladimir Poutine avait donné des instructions à son gouvernement pour élaborer de nouvelles restrictions concernant les logiciels provenant de pays considérés comme « hostiles ». Ces directives visent à réduire la dépendance de la Russie à l’égard des plateformes technologiques étrangères, telles que Microsoft et Zoom, que le Kremlin accuse d’entraver le développement du secteur informatique russe.
Anton Gorelkin, vice-président du Comité de la Douma d’État sur la politique de l’information, a suggéré que ces mesures pourraient également avoir des conséquences sur les services étrangers. Il a notamment mis en garde contre une possible interdiction de WhatsApp, l’application de messagerie appartenant à Meta, une organisation officiellement désignée comme « extrémiste » en Russie.
Les autorités russes avaient également évoqué la possibilité de restrictions sur l’utilisation de Google Meet, invoquant des préoccupations concernant la surveillance des citoyens russes et la transmission de données aux agences de renseignement occidentales.
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