Publié le 14 novembre 2023. La Slovénie se dit prête à cautionner un nouveau prêt de l’Union européenne à l’Ukraine, d’un montant de 140 milliards d’euros, mais insiste sur la nécessité de garanties juridiques solides et de protéger les intérêts de ses entreprises.
- La Slovénie est disposée à fournir des garanties nationales pour le prêt, à condition qu’elles soient conditionnelles et ne pèsent pas sur son budget.
- Le financement du prêt est envisagé grâce aux avoirs russes gelés, mais son remboursement dépendrait d’une indemnisation de la Russie pour les dommages causés par la guerre.
- La Slovénie est particulièrement attentive à la protection des actifs de ses entreprises opérant en Russie, notamment le groupe pharmaceutique Krka.
En marge de la réunion des ministres des Finances de l’Union européenne à Bruxelles, le ministre slovène des Finances, Klemen Boštjančič, a indiqué que son pays était favorable à l’octroi de garanties pour ce nouveau prêt massif à l’Ukraine. Cette contribution slovène, comme celle envisagée par la plupart des États membres, prendrait la forme d’engagements conditionnels.
Selon M. Boštjančič, l’idée est de s’appuyer sur les avoirs russes gelés en raison des sanctions internationales pour financer ce prêt. La Commission européenne a présenté les conditions de ce prêt fin septembre, stipulant que les États membres devraient garantir le montant total. Cependant, le remboursement de cette somme par l’Ukraine serait conditionné à une indemnisation par la Russie pour les dégâts causés par le conflit.
« La Slovénie, comme la plupart des pays européens, a jusqu’à présent estimé qu’elle pouvait également fournir des garanties nationales. »
Klemen Boštjančič, ministre slovène des Finances
Le ministre a souligné l’importance de respecter scrupuleusement les normes juridiques internationales pour éviter que ces garanties ne se traduisent par une charge financière pour le budget national. Il a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une confiscation d’actifs, mais d’une question qui devra être résolue dans le cadre des négociations de paix.
Un point de vigilance particulier pour la Slovénie concerne la protection des entreprises européennes continuant à opérer en Russie. Le pays est notamment soucieux de la situation de Krka, une entreprise pharmaceutique slovène très présente sur le marché russe. Pour que le prêt soit juridiquement viable, il est essentiel, selon M. Boštjančič, que la Russie ne puisse pas accéder aux actifs de ces entreprises.
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