Une avancée médicale majeure offre un nouvel espoir aux patients atteints de leucémie lymphoblastique aiguë à cellules T (LLAT), un cancer du sang agressif. Une thérapie génétique innovante a permis à plusieurs enfants et adultes de se débarrasser complètement de cette maladie, auparavant considérée comme incurable.
Alyssa Tapley, une jeune fille de 16 ans, est la première patiente à avoir bénéficié de ce traitement révolutionnaire. Aujourd’hui, elle est en pleine rémission et envisage de poursuivre des études en sciences biomédicales. Son succès initial a ouvert la voie à neuf autres enfants et deux adultes, qui ont également reçu la thérapie, avec un taux de rémission impressionnant de 64 %.
Cette approche novatrice repose sur la modification précise de l’ADN des lymphocytes T, des globules blancs essentiels au système immunitaire. Les scientifiques parviennent ainsi à transformer ces cellules en véritables « médicaments vivants », capables de reconnaître et de détruire spécifiquement les cellules cancéreuses, sans épargner les cellules saines. Après quatre semaines sans signe de cancer, les patients subissent une greffe de moelle osseuse pour reconstruire leur système immunitaire.
Les résultats, publiés dans le New England Journal of Medicine, sont encourageants : neuf des 11 premiers patients traités ont obtenu une rémission complète et ont pu bénéficier d’une greffe de moelle osseuse. À ce stade, sept d’entre eux restent en rémission, avec un suivi allant de trois mois à trois ans après le traitement, malgré les risques d’infections liés à l’immunosuppression.
« Cette approche, qui relevait il y a encore peu de temps de la science-fiction, offre des résultats remarquables pour des patients qui avaient très peu de chances de survie », soulignent les experts du Great Ormond Street Hospital et du King’s College. La communauté médicale anticipe que des thérapies similaires pourraient devenir une option thérapeutique standard dans un avenir proche pour les patients atteints de LLAT.