Le mouvement politique Aujourd’hui et demain, la Côte d’Ivoire a exprimé le 7 octobre 2026 son profond étonnement après des déclarations jugées ironiques et méprisantes du porte-parole du PDCI-RDA, Soumaïla Brédoumy, concernant la santé de son président Assalé Tiémoko.
Soumaïla Brédoumy ravive la polémique sur le malaise d’Assalé Tiémoko
La tension est montée d’un cran en octobre 2026 entre la formation politique dirigée par Assalé Tiémoko et le principal parti d’opposition. Lors d’une conférence de presse tenue un mardi, le porte-parole du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), Soumaïla Brédoumy, a évoqué le malaise cardiaque qu’a traversé le maire de Tiassalé.
Cet épisode de santé s’était produit en avril 2026, au cours d’une audition à la préfecture de police d’Abidjan. Pour le mouvement Aujourd’hui et demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), la référence faite à cet incident par l’intermédiaire de Soumaïla Brédoumy franchit une ligne déontologique.
L’ADCI conteste la version de Soumaïla Brédoumy sur Tidjane Thiam
Dans une mise au point officielle publiée le mercredi 7 octobre 2026 à Abidjan et signée par son secrétaire exécutif Roger Youan, l’ADCI qualifie les sorties du porte-parole d’ironiques et de méprisantes. Le mouvement affirme que ces commentaires s’appuient sur des déclarations faussement attribuées à Assalé Tiémoko au sujet de Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA.
L’ADCI insiste sur le fait que ces propos n’ont jamais été tenus dans les termes
prêtés par Soumaïla Brédoumy et qu’ils ont été sortis de leur contexte originel.
Le mouvement revendique la défense passée de Soumaïla Brédoumy
La formation politique rappelle que les questions de santé relèvent de la sphère humaine et exigent de la retenue, de la dignité et du respect.
L’organisation dirigée par Assalé Tiémoko rappelle par ailleurs s’être mobilisée par le passé pour dénoncer publiquement les conditions de l’arrestation de Soumaïla Brédoumy, jugeant alors cette procédure contraire aux garanties attachées à son statut de député. Cette position avait été défendue avec constance, sans considération partisane, sur les plateaux de télévision.
L’ADCI invite fermement le porte-parole à mesurer la portée de ses déclarations. Le texte souligne que la fonction occupée commande davantage de discernement, en particulier lorsque les formations politiques partagent des combats fondamentaux axés sur la défense de la démocratie et de l’État de droit.