Home NouvellesL’affaire pénale pour le meurtre de Lisa (27 ans) de Gorinchem a été ouverte : couteau dans ses propres mains

L’affaire pénale pour le meurtre de Lisa (27 ans) de Gorinchem a été ouverte : couteau dans ses propres mains

by Nicolas Lefèvre

Publié le 24 janvier 2024. Une femme a été retrouvée morte, poignardée, dans sa maison de Gorinchem, aux Pays-Bas. Son ex-compagnon, également blessé, affirme s’être réveillé au milieu du chaos, mais les enquêteurs mettent en doute sa version des faits.

  • Lisa de Vries, 28 ans, a été découverte sans vie avec quatre coups de couteau au torse.
  • L., son ex-compagnon, a été retrouvé grièvement blessé sur les lieux et a déclaré s’être poignardé lui-même.
  • Des avertissements concernant l’état psychologique instable de L. avaient été émis auprès de Lisa quelques jours avant le drame.

Le tribunal a été informé que Lisa de Vries tenait l’arme du crime, un couteau brisé en deux, dans ses mains au moment de la découverte des corps. Le manche et la lame ont été retrouvés séparément dans ses mains. Cependant, les experts de l’Institut médico-légal néerlandais (NFI) estiment qu’il est hautement improbable qu’elle se soit infligée les blessures mortelles elle-même.

Selon la version de L., il s’est rendu au domicile de son ex-compagne à Gorinchem tôt le matin du 23 janvier, vers 8h30, après avoir voyagé depuis Vlaardingen. Il affirme qu’il devait lui remettre une clé. Il déclare ensuite s’être endormi sur le canapé et s’être réveillé avec du sang sur sa poitrine et Lisa gisant à ses côtés. Il aurait alors de nouveau perdu connaissance avant d’être retrouvé à l’hôpital.

« Quand je me suis réveillé, j’ai vu du sang sur ma poitrine et j’ai vu Lisa allongée là. Puis je me suis rendormi et l’instant d’après je me suis réveillé à l’hôpital. »

L., suspect

Les enquêteurs ont relevé des traces ADN de L. sur le loquet de la porte d’entrée, suggérant qu’il a fermé la porte de l’intérieur. Lisa de Vries a été retrouvée vêtue de sa veste et de ses chaussures. Interrogé sur la possibilité qu’il ait refusé de quitter le domicile, L. a nié avoir forcé Lisa à rester.

Quelques jours avant les faits, des responsables de l’établissement de Vlaardingen où L. était suivi pour des problèmes de santé mentale avaient contacté Lisa pour l’avertir d’un épisode psychotique de L. Ils lui avaient conseillé d’appeler la police en cas de visite.

Un psychologue a témoigné devant le tribunal que L. souffrait également de psychoses lors d’une évaluation au centre Pieter Baan. L’affaire, qui doit durer trois jours, se poursuivra jusqu’à vendredi, date à laquelle le ministère public rendra son réquisitoire.

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