L’Afrique du Sud lance un système de voyage électronique pour stimuler le tourisme et renforcer la sécurité
Le ministre sud-africain des affaires intérieures, Leon Schreiber, a annoncé le lancement d’une autorisation de voyage électronique nationale, marquant une étape importante dans la modernisation des processus d’immigration du pays. Le déploiement progressif débutera avant les événements du G20.
Les tests d’acceptation des utilisateurs commenceront fin septembre, et une phase pilote sera mise en œuvre à la mi-octobre pour les délégués accrédités provenant de Chine, d’Inde, d’Indonésie et du Mexique, arrivant aux aéroports internationaux de Johannesburg (OR Tambo) et du Cap.
Le département prévoit d’étendre l’accès aux touristes ordinaires de ces quatre pays une fois le sommet du G20 terminé fin novembre. À terme, l’ETA (Electronic Travel Authorization) deviendra la seule porte d’entrée pour les visas touristiques en provenance de marchés supplémentaires, puis s’étendra à d’autres catégories de visas et à d’autres points d’entrée.
Cette nouvelle plateforme dématérialise les demandes et utilise l’apprentissage automatique pour automatiser les vérifications des risques. Les décisions seront prises numériquement et intégrées à un système de contrôle électronique de mouvement amélioré, EMCS 2.0, qui utilisera la reconnaissance faciale aux portes d’embarquement pour réduire les files d’attente et les inspections manuelles. Cette initiative s’inscrit dans un programme plus vaste de modernisation, incluant également un projet de système de visa basé sur des points pour attirer les travailleurs qualifiés.
“L’ETA devrait éliminer les barrières de visa qui ont freiné le potentiel touristique de l’Afrique du Sud pendant de nombreuses années, tout en révolutionnant la sécurité de nos processus d’immigration,” a déclaré Leon Schreiber.
Le secteur du voyage suit de près cette évolution. Le régime de confiance en Afrique du Sud a déjà permis d’accueillir plus de 35 000 visiteurs supplémentaires en provenance de Chine et d’Inde au cours des sept derniers mois, selon le ministère. L’ETA vise à accélérer cette croissance en 2026. Cette décision intervient également en marge des discussions sur la mobilité régionale, notamment une initiative de visa unique pour l’Afrique australe qui simplifierait les voyages entre plusieurs pays.
Des ajustements restent à effectuer. Pour les voyageurs, la promesse est simple : moins de formalités, des délais de traitement plus courts et des files d’attente réduites. Les observateurs politiques noteront que cette numérisation du tourisme s’accompagne d’autres réformes, comme le report du lancement du visa nomade numérique et de nouvelles procédures pour les travailleurs indépendants, signalant une transition vers une prestation de services plus axée sur le numérique.
Fonctionnement de la phase pilote
À partir de mi-octobre, les délégués du G20 de Chine, d’Inde, d’Indonésie et du Mexique pourront soumettre leurs demandes en ligne, uniquement pour les arrivées à Johannesburg et au Cap. Après le sommet de novembre, cette même procédure sera ouverte aux touristes de ces pays, avec l’ajout progressif d’autres nationalités et de points d’entrée à mesure que le système se perfectionne.
L’expérience voyageur à l’aéroport
Les voies d’arrivée connectées à EMCS 2.0 utiliseront la reconnaissance faciale pour des contrôles automatisés, avec une vérification manuelle en cas de besoin. L’objectif est de créer une première impression numérique et rapide, sans paperasse ni files d’attente aux comptoirs.
Date de publication: 2025-09-22 10:29:00
