Publié le 26 février 2024. Les poursuites engagées contre des militants ayant bloqué le Golden Gate Bridge en février ont été abandonnées, après des accords de compensation financière avec la plupart des personnes affectées par le blocage.
- Les manifestants devront collectivement verser près de 5 300 dollars (environ 4 800 euros) aux personnes ayant subi des pertes financières à cause de l’interruption de la circulation.
- Les accords conclus concernent six des neuf personnes qui avaient initialement demandé une restitution pour les pertes de salaire liées au blocage.
- Les militants et leurs soutiens dénoncent une tentative de la procureure de San Francisco de réprimer la liberté d’expression et les manifestations pro-palestiniennes.
Les poursuites intentées contre les seize militants qui avaient accepté un programme de médiation ont été officiellement retirées vendredi matin devant la Cour supérieure de San Francisco. Chaque participant devra verser environ 331,16 dollars (environ 305 euros) en dédommagement. Un porte-parole du district du pont n’a pas souhaité commenter cette décision.
L’affaire remonte au 14 février dernier, lorsque des manifestants ont bloqué la circulation sur le Golden Gate Bridge pour dénoncer le conflit à Gaza. Suite à cette action, la procureure de San Francisco, Brooke Jenkins, avait encouragé sur les réseaux sociaux les personnes affectées par le blocage à demander une indemnisation.
Les militants et leurs défenseurs estiment que cette démarche vise à intimider les manifestants et à décourager les actions de protestation. Ils comparent cette situation à celle de manifestants pro-palestiniens de l’université de Stanford, également confrontés à des demandes de restitution après s’être barricadés dans le bureau du président de l’université.
« Individuellement et en tant que groupe, c’est une victoire pour les gens de faire rejeter les affaires, mais ce n’est pas une victoire en termes de ce qui se passe dans le monde. »
Bobbie Stein, avocate représentant l’un des manifestants
Bobbie Stein dénonce une “tactique calculée pour militariser la restitution, pour paralyser les droits des gens au titre du premier amendement, pour paralyser leurs actions, pour leur faire penser : ‘Non, je ferais mieux de ne pas faire cela parce que je vais être responsable de tant d’argent. Je ne peux pas me permettre d’exercer mes droits'”.

À ne pas manquer
