L’arrivée de Zohran Mamdani à la mairie de New York suscite des inquiétudes quant à l’avenir de la ville, entre promesses de dépenses massives et craintes d’une augmentation des impôts. Si ses ambitions se heurtent déjà à des obstacles institutionnels, plusieurs figures pourraient jouer un rôle clé pour limiter son impact.
Le nouveau maire socialiste ambitionne de financer un programme de dépenses publiques ambitieux, notamment en offrant des services gratuits comme les transports en commun. Pour ce faire, il envisage une augmentation des impôts pesant sur les entreprises et les salariés new-yorkais. Cependant, plusieurs de ses projets se heurtent à des réalités budgétaires et à des pouvoirs décisionnels qui ne relèvent pas directement de la mairie.
La question de la sécurité publique est au cœur des préoccupations. Zohran Mamdani privilégie l’intervention des travailleurs sociaux à celle des forces de l’ordre, une approche qui inquiète. Pourtant, il souhaite maintenir Jessica Tisch à la tête du NYPD (New York Police Department), une commissaire dont la gestion a été saluée pour la baisse significative de la criminalité. Une rencontre entre les deux est prévue, et il se pourrait que Madame Tisch s’attache à expliquer les limites de l’intervention sociale en matière de maintien de l’ordre et l’importance de l’autonomie du NYPD.
Par ailleurs, le projet de gel des loyers, présenté comme une mesure de protection des locataires, pourrait, selon les estimations, compromettre la moitié du parc immobilier de la ville. Or, la décision finale en matière de régulation des loyers revient au Conseil des directives sur les loyers, et l’actuel maire, Eric Adams, entend nommer des représentants qui s’opposent à cette politique.
Les propositions de dépenses de Zohran Mamdani, incluant des crèches gratuites et des supermarchés à bas prix, nécessiteraient des ressources financières considérables. L’augmentation des impôts qu’il envisage doit être approuvée par la législature de l’État de New York et la gouverneure Kathy Hochul. À ce stade, cette dernière s’est montrée réticente à une telle mesure, soulignant que les impôts new-yorkais (14,8 %) sont déjà plus élevés que dans d’autres grandes villes américaines comme Miami, Dallas ou Nashville.
Face à cette situation, Elise Stefanik, membre influente de la Chambre des représentants républicaine, se positionne comme une potentielle candidate au poste de gouverneur. Elle a déjà commencé à critiquer la politique de Kathy Hochul et pourrait capitaliser sur l’opposition à une nouvelle hausse des impôts.
« Si Hochul laisse même entendre qu’elle augmentera à nouveau les impôts pour financer le grand socialisme gouvernemental de Mamdani, vous pouvez être sûr que Madame Stefanik enfoncera sans relâche Hochul dans le sol, au simple soupçon d’une autre grande hausse d’impôts », a déclaré Newt Gingrich, analyste politique de Fox News.
Ainsi, malgré les ambitions affichées par Zohran Mamdani, l’avenir de New York pourrait bien se jouer entre les mains de Jessica Tisch et d’Elise Stefanik, deux femmes déterminées à défendre les intérêts de la ville.
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