Publié le 15 décembre 2023 08h00. Une semaine après un séisme de magnitude 7,5 au large de la préfecture d’Aomori, les autorités japonaises appellent à la vigilance face au risque de nouvelles répliques et de tsunamis, notamment dans le nord du pays.
- Un séisme de magnitude 7,5 a frappé la côte est de la préfecture d’Aomori le 8 décembre.
- L’Agence météorologique japonaise a émis un avis de risque sismique pour plusieurs préfectures du nord et de l’est du Japon.
- Les experts mettent en garde contre la possibilité de méga-séismes dans la région.
Les sismologues japonais maintiennent un niveau d’alerte élevé après le tremblement de terre qui a secoué le nord du Japon la semaine dernière. Le séisme, survenu le 8 décembre, a atteint une intensité supérieure à 6 sur l’échelle sismique japonaise (de 0 à 7) dans la ville de Hachinohe, préfecture d’Aomori. Des alertes au tsunami ont été déclenchées pour les côtes d’Hokkaido et de la région du Tohoku, et une réplique de magnitude 6,9 a été enregistrée vendredi.
Depuis le séisme initial, plus de 40 répliques d’une magnitude de 1 ou plus ont été détectées, selon les relevés effectués jusqu’à lundi matin. Face à cette activité sismique persistante, l’Agence météorologique japonaise (JMA) a publié un « Avis de tremblement de terre ultérieur au large des côtes d’Hokkaido et de Sanriku », couvrant 182 municipalités réparties sur sept préfectures : Hokkaido, Aomori, Iwate, Miyagi, Fukushima, Ibaraki et Chiba.
Cet avis souligne un risque accru de méga-séismes le long de la fosse du Japon et de la fosse de Chishima, situées dans le nord du Pacifique. Les habitants sont donc invités à se préparer à d’éventuelles évacuations en constituant des sacs d’urgence contenant les provisions essentielles. Compte tenu des conditions hivernales difficiles qui pourraient entraver les déplacements, il est également recommandé de revoir les itinéraires d’évacuation, de fixer solidement les meubles, de stocker de la nourriture et de l’eau, et de s’assurer d’avoir suffisamment de médicaments à portée de main.
L’Agence météorologique japonaise prévoit de lever l’avis de risque sismique en fin de journée de lundi, mais elle insiste sur le fait que cela ne signifie pas pour autant la fin de la menace.
« Un séisme est plus susceptible de se produire à l’est de la zone de l’épicentre. Il faut être conscient qu’un séisme massif pourrait survenir un mois, voire un an après une forte secousse, même si la possibilité diminuera progressivement. »
Toda Shinji, professeur à l’Université du Tohoku
Les experts rappellent que les répliques peuvent survenir longtemps après le séisme principal et qu’il est donc crucial de maintenir un niveau de vigilance élevé.
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