Publié le 17 mai 2024. Les glissements de terrain provoqués par de fortes pluies ont fait au moins 30 morts et laissé des dizaines de personnes portées disparues dans deux régions du centre de Java, en Indonésie, selon un bilan actualisé ce vendredi.
- Au moins 30 personnes ont perdu la vie dans les glissements de terrain survenus à Cilacap et Banjarnegara.
- Plus de 20 personnes sont toujours recherchées par les équipes de secours.
- Les pluies torrentielles qui frappent l’Indonésie depuis la semaine dernière sont à l’origine de ces catastrophes.
Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent activement dans les régions touchées, notamment à Banjarnegara, la zone la plus sinistrée. Selon Abdul Muhari, porte-parole de l’Agence nationale d’atténuation des catastrophes (BNPB), sept corps supplémentaires ont été découverts jeudi à Banjarnegara, portant le nombre de victimes dans cette région à 10, avec 18 personnes toujours portées disparues.
À Cilacap, les équipes de secours ont localisé quatre autres corps cette semaine, ce qui porte le bilan local à 20 décès et trois disparitions. Les autorités ont décidé de prolonger les recherches jusqu’à la semaine prochaine et ont évacué près de 400 habitants.
Plus de 700 secouristes, comprenant des policiers et des militaires, sont mobilisés sur le terrain. Ils utilisent des engins de chantier pour faciliter les recherches, mais se heurtent à des difficultés considérables.
« Nous sommes confrontés à plusieurs obstacles dans les recherches, notamment avec les bassins de glissement de terrain remplis de débris et les eaux qui coulent continuellement, ce qui risque également de provoquer de nouveaux glissements de terrain dus aux pluies »,
Abdul Muhari, porte-parole de l’Agence nationale d’atténuation des catastrophes (BNPB)
Les glissements de terrain ont également causé d’importants dégâts matériels, avec des dizaines de maisons endommagées et plus de 900 personnes contraintes de quitter leur domicile. Sept blessés ont été recensés.
La saison des pluies en Indonésie, qui s’étend de septembre à avril, accroît considérablement le risque d’inondations et de phénomènes météorologiques extrêmes dans de nombreuses régions du pays. L’agence météorologique nationale appelle à la vigilance et à la préparation des populations.
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