L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d’alarme face à une baisse inquiétante de la couverture vaccinale infantile à l’échelle mondiale, un phénomène qui pourrait entraîner une résurgence de maladies infectieuses évitables. Cette diminution, observée dans de nombreux pays, expose un nombre croissant d’enfants à des risques sanitaires graves.
Selon les données les plus récentes de l’OMS et de l’UNICEF, la couverture vaccinale contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la rougeole et les oreillons a stagné ces dernières années, atteignant son niveau le plus bas depuis 2000. En 2022, environ 24,4 millions d’enfants de moins d’un an n’ont pas reçu les vaccins de base essentiels, soit un nombre supérieur à celui enregistré en 2020, malgré l’amélioration de la situation par rapport à 2021.
Cette tendance préoccupante est attribuée à plusieurs facteurs, notamment les conflits armés, les instabilités politiques, la désinformation vaccinale et les difficultés d’accès aux services de santé dans certaines régions. La pandémie de COVID-19 a également perturbé les programmes de vaccination réguliers, détournant les ressources et limitant l’accès aux soins.
« La baisse de la vaccination infantile est un signal d’alarme », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Nous ne pouvons pas permettre à la COVID-19 de saper les progrès considérables réalisés dans la lutte contre les maladies infantiles évitables. »
L’OMS souligne que la baisse de la couverture vaccinale augmente le risque d’épidémies de maladies telles que la rougeole, la poliomyélite et la coqueluche, qui peuvent avoir des conséquences dévastatrices, en particulier pour les enfants les plus vulnérables. L’organisation appelle les gouvernements et les partenaires internationaux à redoubler d’efforts pour renforcer les systèmes de vaccination et atteindre tous les enfants, quel que soit leur lieu de résidence.
Par ailleurs, l’OMS insiste sur l’importance de lutter contre la désinformation vaccinale et de promouvoir la confiance dans les vaccins, qui restent l’un des outils les plus efficaces pour protéger la santé publique. Des campagnes de sensibilisation et des efforts de communication ciblés sont essentiels pour informer les populations et dissiper les craintes infondées.
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