Publié le 6 décembre 2024 18h58. Une étude de l’université Harvard révèle que la consommation régulière de chocolat noir pourrait réduire significativement le risque de développer un diabète de type 2, une nouvelle encourageante pour les amateurs de cacao.
- La consommation de 30 grammes de chocolat noir cinq fois par semaine est associée à une diminution de 21 % du risque de diabète de type 2.
- Cet effet bénéfique est attribué aux polyphénols, et plus précisément aux flavonols, présents dans le cacao.
- La qualité du chocolat est primordiale : privilégier les produits biologiques avec une liste d’ingrédients courte (cacao, sucre de canne, beurre de cacao).
Le chemin entre la fève de cacao et la tablette de chocolat est long et complexe. Pourtant, au-delà du plaisir gustatif, le chocolat noir pourrait offrir des bienfaits insoupçonnés pour la santé. Une étude menée sur près de 190 000 personnes par l’université Harvard a mis en évidence un lien significatif entre la consommation régulière de chocolat noir et la réduction du risque de diabète de type 2.
Selon les chercheurs, c’est la richesse du chocolat noir en substances végétales secondaires, notamment les polyphénols et les flavonols, qui expliquerait cet effet protecteur. Manuel Schatzer, nutritionniste à l’institut de soins préventifs Sipcan, précise :
« Les auteurs de l’étude attribuent cet effet du chocolat noir aux substances végétales secondaires contenues dans le cacao, plus précisément aux polyphénols et plus précisément aux flavonols. Ils livrent ce résultat extraordinaire dans la prévention du diabète. »
Manuel Schatzer, nutritionniste à l’institut de soins préventifs Sipcan
L’étude suggère qu’une consommation de 30 grammes de chocolat noir, cinq fois par semaine, pourrait diminuer le risque de développer un diabète de type 2 de 21 %. Il est important de noter que le chocolat au lait, comparativement, ne contient qu’un cinquième des composés phytochimiques bénéfiques présents dans le chocolat noir.
Cependant, il ne s’agit pas de multiplier les quantités. Selon Manuel Schatzer, l’effet protecteur semble plafonner à 30 grammes : « Plus de chocolat ne signifie pas plus d’effet protecteur. Il y a une limite et selon l’étude de Harvard, elle était de 30 grammes. Cela correspond à un tiers de barre. »
Pour profiter pleinement de ces bienfaits, la qualité du chocolat est essentielle. Michael Salge, chocolatier de Neu-Pischelsdorf, conseille de privilégier les produits de qualité, en vérifiant attentivement l’étiquette :
« Quand je cherche du chocolat de haute qualité au supermarché, je recherche un label biologique car cela signifie pour moi que le cacao et la nature ont été bien traités. C’est aussi un bon signe si l’origine du cacao est indiquée sur l’emballage. »
Michael Salge, chocolatier
Un bon chocolat noir se compose idéalement de seulement deux ingrédients : les fèves de cacao et le sucre de canne. Le beurre de cacao peut être ajouté en petite quantité, mais la liste des ingrédients doit rester courte et simple.
Les nutritionnistes recommandent de savourer le chocolat avec modération, de préférence lors d’un repas. Comme un bon vin, le chocolat mérite d’être apprécié pleinement, en prenant le temps de ressentir ses arômes et ses saveurs. Manuel Schatzer conclut : « Si le chocolat pouvait parler, il dirait : ‘Voilà, prends du temps pour moi, profite de moi.’ Si vous vous y impliquez, vous découvrirez combien de joie et d’expérience gustative un tel morceau – même du chocolat noir – peut apporter. »
Pour en savoir plus sur cette étude, vous pouvez consulter l’article complet sur science.ORF.at.
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