Publié le 26 novembre 2023 16:12:00. Alors que le rush des fêtes de fin d’année approche, les aéroports s’apprêtent à vivre leur période la plus chargée de l’année. Pour voyager l’esprit tranquille, un médecin des équipes américaines olympiques partage ses conseils pour éviter les maladies en avion.
- Choisir un siège près de la fenêtre et au milieu de l’appareil réduit l’exposition aux germes.
- Désinfecter les surfaces fréquemment touchées, notamment la tablette, est essentiel.
- Utiliser la buse d’aération personnelle peut créer une barrière protectrice.
- Un sommeil suffisant renforce le système immunitaire et diminue le risque de tomber malade.
Avec l’arrivée imminente de Thanksgiving et des vacances d’hiver, les prochains jours s’annoncent particulièrement intenses pour les voyageurs américains. Pour ceux qui prendront l’avion, il est possible de s’inspirer des méthodes utilisées pour maintenir les athlètes de haut niveau en pleine forme.
Le docteur Jonathan Finnoff, médecin-chef du Comité olympique et paralympique américain, est un spécialiste de la santé physique et mentale des athlètes de haut niveau. Reconnu pour son expertise, il a notamment été désigné rédacteur de section le plus utile par le Current Sports Medicine Reports, la revue de l’American College of Sports Medicine, en 2019. Son parcours inclut également une direction médicale au Centre de médecine sportive de la Clinique Mayo à Minneapolis, ainsi que des collaborations avec les Minnesota Timberwolves de la NBA et les Lynx de la WNBA. Il a également accompagné l’équipe américaine lors de plusieurs Jeux olympiques. Passionné de cyclisme, il est lui-même un athlète accompli.
Dans un entretien récent avec le Wall Street Journal, relayé par une vidéo sur TikTok, le docteur Finnoff a dévoilé quatre astuces simples pour minimiser les risques de contamination pendant un vol.
Choisir le bon siège
Le choix du siège n’est pas anodin, il influe non seulement sur la facilité d’accès à l’allée, mais aussi sur la santé. Pour limiter l’exposition aux germes, le docteur Finnoff recommande de privilégier un siège près de la fenêtre, idéalement situé au milieu de l’appareil. Cela permet d’éviter les zones de passage intense, comme l’entrée et les toilettes.
Une étude de 2018 publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences par des chercheurs de l’Université Emory et de Georgia Tech confirme cette recommandation. L’étude a révélé que les passagers assis près de la fenêtre avaient moins tendance à se lever pendant le vol (environ 40 % contre 80 % pour ceux assis dans le couloir) et étaient en contact avec moins de personnes (12 contacts en moyenne contre 64 pour les passagers du couloir).
Désinfecter quelques zones clés
Si Naomi Campbell le fait, pourquoi pas vous ? L’idée est d’emporter des lingettes désinfectantes pour nettoyer les surfaces que vous pourriez toucher : ceinture de sécurité, accoudoirs, buse d’aération et même la poignée de la porte des toilettes, si besoin.
Mais la surface la plus critique à désinfecter est sans conteste la tablette. Selon une étude de 2015 menée par Travelmath, qui a analysé des échantillons prélevés dans cinq aéroports et quatre vols, les tablettes contenaient 2 155 unités formatrices de colonies de bactéries par pouce carré (environ 6,5 cm²), soit plus de huit fois la quantité de bactéries trouvée sur les boutons de chasse d’eau des toilettes (265 unités formatrices de colonies).
À titre de comparaison, un siège de toilette domestique typique en compte environ 172. Cette différence s’explique en partie par le temps limité dont disposent les équipes de nettoyage entre les vols pour effectuer un nettoyage en profondeur, tandis que les toilettes sont nettoyées plus fréquemment.
Chaque siège est équipé d’une buse d’aération. Utilisez-la.
Le docteur Finnoff souligne l’importance d’utiliser la buse d’aération située au-dessus de chaque siège. Il recommande de diriger le flux d’air entre vous et votre voisin pour créer une barrière contre les germes.
Bien que les recherches sur l’efficacité réelle de cette méthode soient mitigées, certaines autorités sanitaires européennes et américaines proposent des recommandations différentes. Certains experts estiment que les turbulences créées par le flux d’air peuvent aider à empêcher les particules de se déposer sur vous.
Il est important de rappeler que la plupart des cabines d’avions modernes sont équipées de filtres HEPA de qualité hospitalière, capables d’éliminer 99,97 % des particules, y compris les bactéries et les virus, avec un renouvellement de l’air toutes les 20 à 30 minutes.
La science du sommeil
Dormir. Oui, dormez. Non seulement cela permet de vous isoler du monde extérieur et des autres passagers, mais cela renforce également votre système immunitaire. Comme le confirment de nombreuses études, le docteur Finnoff insiste sur la nécessité pour les voyageurs de dormir sept à huit heures par nuit pour éviter de tomber malades.
Une étude publiée dans le Journal of Experimental Medicine a démontré que le sommeil modifie la structure de l’ADN dans les cellules souches et qu’un manque de sommeil chronique (moins de sept heures) peut augmenter l’inflammation et la vulnérabilité aux maladies. Selon Yale Medicine, les personnes qui dorment régulièrement moins de sept heures ont trois fois plus de chances de contracter un rhume que celles qui dorment huit heures ou plus.
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