Quarante-neuf ans après avoir assassiné son voisin pour 1 500 $ (environ 1 370 €), Ronald O’Brien, condamné à la prison à vie, a obtenu sa libération conditionnelle. Cette décision, rendue malgré l’opposition du bureau du procureur du district du Middlesex, s’inscrit dans le cadre d’une jurisprudence récente de la Cour suprême américaine.
À retenir
- Ronald O’Brien a été reconnu coupable de meurtre au premier degré en 1976 pour le meurtre de John Telfair.
- Une décision de la Cour suprême américaine a rendu possible sa libération conditionnelle, malgré sa condamnation initiale à la prison à vie sans possibilité de libération.
- La commission des libérations conditionnelles du Massachusetts a accordé sa libération, soulignant son comportement exemplaire en prison et ses problèmes de santé.
Contexte
Le 26 décembre 1975, Ronald O’Brien, alors âgé de 20 ans, a tué John Telfair, 87 ans, dans sa propre maison à Woburn, dans le Massachusetts. Il a ensuite dérobé environ 1 500 $ (environ 1 370 €) à la victime. Initialement condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle, le cas d’O’Brien a été réexaminé suite à une décision historique de la Cour suprême américaine l’année dernière. Cette décision a jugé inconstitutionnelle les peines de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle pour les personnes ayant commis des crimes alors qu’elles avaient entre 18 et 20 ans.
Après le meurtre, O’Brien a avoué à un témoin qu’il avait agi sous la peur et qu’il souhaitait quitter la ville. Il a affirmé que M. Telfair avait sorti une arme à feu, et qu’une lutte avait éclaté, entraînant le tir accidentel. O’Brien a ensuite tenté d’obtenir de l’aide pour se rendre à un aéroport ou à une gare, mais sans succès. Il s’est ensuite enfui dans le New Jersey, où il a continué à raconter les détails du meurtre à plusieurs reprises.
Lors de son séjour dans le New Jersey, O’Brien a montré à sa sœur et à son beau-frère l’argent volé à M. Telfair, qui s’élevait à environ 500 à 600 $ (environ 450 à 540 €). Il a également décrit le déroulement du meurtre, expliquant qu’il s’était rendu chez M. Telfair pour lui demander de l’argent, mais que ce dernier avait refusé. Selon son récit, une altercation avait suivi, au cours de laquelle il avait désarmé M. Telfair, l’avait frappé au sol, puis lui avait tiré une balle dans la tête.
Ce qui change
La libération conditionnelle d’O’Brien intervient après près de cinq décennies d’incarcération. La commission des libérations conditionnelles a souligné son absence de sanctions disciplinaires au cours des 24 dernières années, sa sobriété et l’expression de remords lors de son audience. Elle a également pris en compte ses problèmes de santé croissants. La décision a suscité la controverse, le bureau du procureur du district du Middlesex s’étant opposé à sa libération.
Prochaines étapes
Les conditions de sa libération conditionnelle n’ont pas été précisées dans les documents disponibles. Il reste à déterminer comment O’Brien s’intégrera à la société après une si longue période d’incarcération.
Chiffres clés
- Âge d’O’Brien au moment du meurtre : 20 ans
- Âge de la victime : 87 ans
- Montant volé : 1 500 $ (environ 1 370 €)
- Durée de l’incarcération : 49 ans
Sources
Décision de la commission des libérations conditionnelles du Massachusetts.
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