Home AffairesLe député du SP et son épouse obtiennent réparation de la Haute Cour d’Allahabad dans une affaire de suicide par une aide domestique, le procès est suspendu

Le député du SP et son épouse obtiennent réparation de la Haute Cour d’Allahabad dans une affaire de suicide par une aide domestique, le procès est suspendu

by Amélie Bernard

Publié le 7 novembre 2025 17:42:00. La Haute Cour d’Allahabad a suspendu les poursuites judiciaires à l’encontre du député Zahid Baig et de son épouse, accusés d’avoir potentiellement incité au suicide de leur employée de maison. Cette décision intervient dans le cadre d’une requête visant à obtenir une protection contre des mesures punitives.

  • Le député Zahid Baig et son épouse Seema Baig sont soupçonnés d’avoir encouragé le suicide de leur aide domestique.
  • La Haute Cour a ordonné la suspension du procès en attendant une nouvelle audience.
  • L’avocat du député affirme que son client a été injustement impliqué et qu’une enquête approfondie n’a pas été menée.

La Haute Cour d’Allahabad a récemment pris une décision clé dans l’affaire impliquant le député du Parti Samajwadi (SP) de Bhadohi, Zahid Baig, et son épouse, Seema Baig. Le tribunal a suspendu la procédure judiciaire dans le procès en cours les concernant, après avoir examiné une requête déposée par le couple.

Le juge Sameer Jain a accédé à la demande de protection contre des mesures punitives, formulée en vertu de l’article 528 du Code indien de procédure pénale (CrPC). Me GS Chaturvedi, avocat principal représentant le couple, et Me Zeeshan Mazhar ont plaidé devant le tribunal, arguant que le député avait été faussement accusé et qu’une enquête adéquate n’avait pas été réalisée.

Selon l’avocat, un acte d’accusation a été déposé contre M. Baig en vertu de l’article 108 du Code pénal indien (IPC), pour incitation au suicide, mais qu’il n’existait aucune preuve manifeste d’infraction au regard de cette disposition. Me Chaturvedi a également informé le tribunal que l’épouse du député avait déposé une requête distincte, également en vertu de l’article 528 du CrPC, liée à une autre plainte déposée auprès des autorités. La Haute Cour avait déjà demandé des éclaircissements sur cette seconde requête.

L’avocat a demandé au tribunal de joindre les deux requêtes afin qu’elles soient traitées simultanément, tout en assurant la protection de son client contre toute mesure punitive dans l’intervalle.

Un représentant de l’État, présent lors de l’audience, s’est opposé à la requête, mais n’a pas réussi à contester les arguments factuels présentés par l’avocat du député.

Suite à l’audition des deux parties, le tribunal a rendu une ordonnance provisoire, suspendant le procès. Le tribunal a spécifié :

« Jusqu’à la prochaine audience, le procès de session n° 34 de l’année 2025 (État contre Zahid Baig @ Zahid Jamal Baig & autres), découlant de la plainte n° 188 de l’année 2024, article 108 du Code pénal indien, poste de police de Bhadohi, district de Bhadohi et en instance devant le tribunal du juge spécial (MP/MLA)/juge des sessions supplémentaires, premier Bhadohi Gyanpur, concernant le demandeur, sera ajourné. »

Juge Sameer Jain

Il est important de noter que le député et son épouse sont également confrontés à des accusations liées à des cas présumés d’accouchement forcé impliquant deux jeunes filles mineures, dont l’une a été retrouvée morte dans des circonstances suspectes au domicile du député le 9 septembre 2024. Plus tôt cette année, la Haute Cour avait accordé une libération sous caution au député dans cette affaire.

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