Le FBI aurait mis à la porte une quinzaine d’agents pour avoir participé à des manifestations de soutien au mouvement Black Lives Matter en 2020. Ces licenciements, qui interviennent dans un contexte de tensions politiques aux États-Unis, suscitent la controverse et des accusations de purge idéologique.
Entre 15 et 20 agents du FBI auraient été renvoyés après avoir été photographiés à genoux lors de rassemblements en hommage à George Floyd, tué par un policier en mai 2020. La lettre de licenciement mentionnerait un « manque de jugement » dans leurs actions, selon des informations diffusées par CBS News.
L’affaire remonte à l’été 2020, lorsque des images d’agents prenant le genou, geste symbolique de protestation contre le racisme et les violences policières, avaient circulé sur les réseaux sociaux. Ce geste, popularisé par l’ancien joueur de football américain Colin Kaepernick, était devenu un symbole de solidarité avec le mouvement Black Lives Matter, né en réaction à la mort de George Floyd.
Derek Chauvin, l’officier de police responsable du décès de George Floyd, a été condamné à 22 ans et demi de prison pour meurtre. L’autopsie a révélé que Floyd était décédé d’une crise cardiaque causée par la compression de son cou.
L’Association des agents du FBI a fermement condamné ces licenciements, dénonçant une violation des droits de ses membres. « Le nouveau modèle dangereux des actions de Patel affaiblit le bureau » et rend « plus difficile de recruter et de retenir des agents qualifiés, mettant ainsi notre nation plus à risque », a déclaré l’association dans un communiqué, en référence à Kash Patel, un ancien responsable de l’administration Trump.
Ces renvois s’inscrivent dans une série de départs au sein du FBI. Brian Driscoll, ancien directeur par intérim de l’agence, Steven Jensen, ancien directeur adjoint du bureau de terrain de Washington, et Spencer Evans, ancien agent spécial en charge du bureau de terrain de Las Vegas, ont également été limogés récemment. Les trois anciens agents ont intenté une action en justice contre Kash Patel et la procureure générale adjointe Pam Bondi, alléguant qu’ils ont été renvoyés pour satisfaire les exigences de l’ancien président Donald Trump.
Certains commentateurs de droite avaient déjà critiqué les agents et policiers photographiés à genoux, tandis que leurs défenseurs affirment que ce geste visait à désamorcer les tensions avec les manifestants et ne reflétait pas nécessairement un soutien à leurs idées.
Le FBI n’a pas souhaité commenter cette affaire.
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