Plus de la moitié du cheptel bovin du Sud-Ouest a désormais reçu le vaccin contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une maladie virale qui affecte les bovins. Cette avancée significative, annoncée ce samedi 27 décembre par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, intervient alors que l’épidémie continue de se propager dans plusieurs départements.
Selon la ministre, « plus de 50 % des 750 000 bovins » ont été vaccinés à ce jour. Annie Genevard a salué cette progression comme « une avancée majeure pour l’ensemble des éleveurs » et a réaffirmé l’engagement de l’État à atteindre l’objectif de vaccination complet. Elle a également exprimé sa gratitude envers les vétérinaires, les éleveurs et les services mobilisés, qui « travaillent sans relâche sur le terrain ».
La stratégie de l’État pour contenir la propagation de la DNC repose sur trois axes principaux : l’abattage systématique des troupeaux infectés, la vaccination et la restriction des mouvements d’animaux. Depuis le premier cas détecté en Savoie cet été, plus de 115 foyers ont été recensés au niveau national. Un cas récent a été identifié le 15 décembre dans l’Aude, et plus récemment, 72 vaches ont été abattues en Haute-Garonne, dans la commune de Juzet-d’Izaut, suite à la découverte d’un nouveau foyer.
Cette approche, notamment l’abattage préventif, suscite de vives critiques de la part de certains syndicats agricoles. La Coordination rurale (deuxième syndicat de la profession) et la Confédération paysanne (troisième syndicat) contestent fermement cette politique, estimant qu’elle est disproportionnée et qu’elle conduit à l’abattage inutile de troupeaux entiers dès l’apparition du moindre cas.
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