Home MondeLe gouvernement israélien a approuvé un accord avec le Hamas pour l’échange d’otages contre des prisonniers

Le gouvernement israélien a approuvé un accord avec le Hamas pour l’échange d’otages contre des prisonniers

by Clara Dubois

Publié le 9 octobre 2024 à 23h42. Le cabinet israélien a donné son feu vert à un accord négocié sous l’égide de l’administration Trump prévoyant l’échange d’otages détenus par le Hamas contre des prisonniers palestiniens, une étape cruciale vers un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.

  • Israël approuve un accord pour libérer des otages en échange de prisonniers palestiniens.
  • Le plan prévoit un retrait partiel des forces israéliennes de Gaza et l’ouverture d’un couloir humanitaire.
  • Le Hamas exige la libération de 2 000 prisonniers palestiniens et la fin de l’offensive israélienne.

Le gouvernement israélien a officialisé vendredi son accord pour un échange d’otages détenus par le Hamas contre des prisonniers palestiniens, une avancée significative dans les négociations menées par l’administration américaine pour mettre fin aux combats à Gaza. L’annonce, faite par le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, se concentre principalement sur la libération des otages, sans détailler les autres aspects du plan de paix proposé par Donald Trump.

La première phase de ce plan prévoit la libération de 48 otages, dont 20 encore en vie, en échange d’environ 2 000 prisonniers palestiniens détenus par Israël. Cette phase est également conditionnée à un retrait partiel des Forces de défense israéliennes (FDI) de la bande de Gaza. Une fois ces conditions remplies, le Hamas disposera de 72 heures pour libérer tous les otages restants.

Le vote en faveur de l’accord a rassemblé une majorité de ministres, y compris Ofir Sofer, du parti d’extrême droite Sionisme religieux, malgré l’opposition de certains membres du parti du ministre des Finances, Bezalel Smotrich. Tous les membres du parti ultranationaliste Otzma Yehudit ont également soutenu l’accord.

En parallèle, l’armée israélienne se prépare à se replier sur de nouvelles positions à l’intérieur de Gaza, maintenant un contrôle sur environ 53 % du territoire. Cette manœuvre est une condition préalable à l’application du cessez-le-feu et à la libération des otages.

Plus tôt dans la journée, Khalil al-Hayya, chef de la délégation de négociation du Hamas, a exposé les principaux éléments de l’accord de cessez-le-feu. Il a notamment souligné la libération par Israël d’environ 2 000 prisonniers palestiniens, la réouverture du point de passage avec l’Égypte, l’accès à l’aide humanitaire et le retrait des forces israéliennes de Gaza.

« Nous déclarons aujourd’hui que nous sommes parvenus à un accord pour mettre fin à la guerre et à l’agression contre notre peuple. »

Khalil al-Hayya, chef de la délégation de négociation du Hamas

Selon Al-Hayya, l’administration Trump et les médiateurs ont garanti que la guerre était terminée et que les factions palestiniennes pourraient désormais se concentrer sur la réalisation de l’autodétermination et la création d’un État palestinien. Il a également précisé que toutes les femmes et enfants détenus dans les prisons israéliennes seraient libérés, sans donner de détails sur l’ampleur du retrait israélien de Gaza.

Le plan de cessez-le-feu plus large proposé par l’administration Trump soulève encore de nombreuses questions en suspens, notamment la désarmement du Hamas et la gouvernance future de Gaza. Cependant, les deux parties semblent plus proches que jamais de mettre fin à un conflit qui a causé la mort de dizaines de milliers de Palestiniens, détruit une grande partie de Gaza, provoqué une crise humanitaire et laissé des otages, vivants ou décédés, dans la bande de Gaza.

La guerre, déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, a également engendré des tensions régionales, suscité des protestations internationales et donné lieu à des accusations de génocide, que l’État d’Israël réfute.

L’attaque du Hamas du 7 octobre a fait environ 1 200 morts en Israël et a conduit à la prise de 251 otages. En réponse, l’offensive israélienne à Gaza a causé la mort de plus de 67 000 Palestiniens et fait près de 170 000 blessés, selon le ministère de la Santé de Gaza, qui ne distingue pas entre civils et combattants, mais précise qu’environ la moitié des victimes sont des femmes et des enfants.

(Avec informations de l’AFP, de l’EFE et de l’AP)

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