Publié le 23 décembre 2025 à 23h25. L’examen spécial des élections présidentielles honduriennes, entamé avec des retards et des contestations, se poursuit sous haute tension. Le chef du Parlement, Luis Redondo, accuse un « coup d’État électoral » alors que les résultats provisoires donnent la victoire au candidat conservateur Nasry Asfura.
- Nasry Asfura, du Parti national conservateur, est actuellement en tête des résultats préliminaires avec 40,29 % des voix.
- Le Parti de la liberté et de la refondation (Libre), au pouvoir, dénonce une fraude et exige un recomptage manuel de tous les bulletins de vote.
- Le Conseil national électoral (CNE) doit annoncer les résultats officiels d’ici le 30 décembre, mais le Parlement pourrait prendre le relais si des contestations persistent.
L’examen particulier des élections présidentielles honduriennes du 30 novembre se poursuit, marqué par des interruptions et des accusations de fraude. Après un début tardif le 18 décembre, le dépouillement des procès-verbaux contenant des « incohérences » a repris ce mardi, malgré le rejet des plaintes de certains partis par la mission électorale de l’Organisation des États américains (OEA).
La tension monte alors que les résultats provisoires, basés sur 99,92 % des procès-verbaux, placent Nasry ‘Tito’ Asfura en tête avec 40,29 % des voix. Il est suivi de près par Salvador Nasralla, du Parti libéral également conservateur, qui recueille 39,52 % des suffrages. Rixi Moncada, candidate du Parti de la liberté et de la refondation (Libre), arrive en troisième position avec 19,18 %.
Le député Luis Redondo, représentant du Libre, a dénoncé un « coup d’État électoral » suite aux résultats défavorables pour sa candidate.
« Nous allons revoir les 19 167 bureaux de vote et compter vote par vote dans le processus de dépouillement, afin que la volonté populaire soit véritablement respectée. Les gens ont le droit de savoir ce qu’ils mettent dans chacun de ces tableaux de réception des votes. »
Luis Redondo, député du Parti de la liberté et de la refondation (Libre)
Il a affirmé que le Parlement était prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir un contrôle rigoureux et une déclaration transparente des résultats.
À ce jour, 2 309 des 2 792 procès-verbaux comportant des incohérences ont été examinés par le CNE. L’institution a jusqu’au 30 décembre pour officialiser les résultats. Si le litige persiste, le Parlement hondurien pourrait être amené à trancher.
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Avec des informations de l’EFE.
