Publié le 20 novembre 2025 à 03h00. Une enquête pour corruption impliquant d’importantes transactions de pétrole brut chez Pertamina Energy Trading Limited (Petral) est désormais menée en parallèle par la Commission d’éradication de la corruption (KPK) et le Bureau du Procureur général (AGO), ciblant notamment un négociant en pétrole en fuite.
- La KPK a ouvert une enquête le 3 novembre 2025, suspectant des irrégularités entre 2009 et 2015.
- L’AGO a également lancé une enquête, couvrant la période 2008-2015, dans le cadre d’une affaire plus vaste de gouvernance du pétrole brut.
- Mohammad Riza Chalid, un négociant en pétrole, est la cible principale des deux enquêtes et est actuellement en fuite.
L’affaire de corruption présumée chez Pertamina Energy Trading Limited, ou Petral, l’ancienne filiale commerciale de pétrole brut de Pertamina, suscite une mobilisation coordonnée des autorités indonésiennes chargées de la lutte contre la corruption. La KPK a officialisé son enquête le 3 novembre, sur la base d’un ordre datant du 17 octobre. Les investigations portent sur des activités suspectes qui auraient eu lieu entre 2009 et 2015.
L’AGO, de son côté, a annoncé le 6 novembre qu’elle enquêtait également sur des allégations de corruption chez Petral, élargissant la période d’examen à 2008-2015. Selon Anang Supriatna, chef du centre d’information juridique de l’AGO, cette enquête découle d’une investigation plus large sur la gouvernance du pétrole brut menée entre 2018 et 2023. L’AGO a émis son ordre d’enquête le 30 octobre.
Petral, dissoute en 2015, a été remplacée par Pertamina Energy Services Pte. Ltd., ou PSE. L’AGO semble avancer à un rythme soutenu dans cette affaire, ayant déjà interrogé une vingtaine de témoins. Parmi eux, Chrisna Damayanto, commissaire de Petral de 2012 à 2015, a été entendu le 10 novembre.
Les deux institutions, la KPK et l’AGO, convergent vers la même cible : Mohammad Riza Chalid, un négociant en pétrole dont l’implication dans les présumées irrégularités est activement recherchée.
Pour en savoir plus, consultez l’article complet dans le magazine Tempo English
