Publié le 2024-02-29 10:32:00. Une étude de l’Université Harvard révèle que l’adoption d’un régime alimentaire sain sur le long terme augmente significativement les chances de vieillir en bonne santé, en préservant les capacités physiques et cognitives.
- Suivre un régime alimentaire sain augmente de 8,4 % à 12,4 % les probabilités de vieillir en bonne santé.
- L’Indice Alternatif d’Alimentation Saine (IASS) est le régime le plus associé à un vieillissement réussi.
- La consommation d’aliments ultra-transformés est liée à une moins bonne santé et à un vieillissement moins favorable.
Face à l’allongement de l’espérance de vie, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met l’accent sur la nécessité de préserver la capacité fonctionnelle et de prévenir la détérioration liée à l’âge. Cette approche novatrice se distingue des modèles traditionnels centrés sur la maladie, privilégiant une prise en charge globale des personnes âgées.
Le régime alimentaire joue un rôle prépondérant dans la prévention des maladies non transmissibles et constitue un facteur de risque majeur modifiable. Une étude menée par le Département de nutrition de l’Université Harvard, et publiée dans la revue Nature, a suivi pendant 30 ans 105 015 participants afin d’évaluer l’impact de différents régimes alimentaires sur la santé en vieillissant.
Les résultats démontrent que les personnes adoptant une alimentation saine ont entre 8,4 % et 12,4 % de chances supplémentaires de vieillir en bonne santé. Parmi les régimes étudiés, l’ Indice Alternatif d’Alimentation Saine (IASS) se distingue, suivi de près par l’ Indice de Régime de Santé Planétaire (IRSP) et l’ Indice Alimentaire Inverse Empirique pour l’Hyperinsulinémie (IAIEH).
L’IRSP est particulièrement associé à une bonne santé cognitive après 70 ans, tandis que l’IAIEH est lié à la préservation de la santé mentale et des capacités fonctionnelles. Enfin, le régime alimentaire le plus fortement corrélé à l’absence de maladies chroniques est le régime MIND.
L’équipe de recherche de Harvard souligne que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à des apports nutritionnels inférieurs et à une probabilité réduite de vieillir en bonne santé. Bien que tous les régimes alimentaires analysés partagent des points communs, tels qu’une consommation accrue de fruits, de légumes et de céréales complètes, et une réduction de la consommation de viandes rouges et transformées, chacun présente des spécificités.
Le régime méditerranéen privilégie l’ huile d’olive, le poisson et les noix, tandis que le régime MIND met l’accent sur les bienfaits cognitifs des baies. L’IRSP, quant à lui, accorde une importance particulière aux aliments à faibles émissions de gaz à effet de serre, notamment les protéines végétales.
En conclusion, l’étude révèle que les régimes alimentaires les plus sains sont riches en fruits, légumes, céréales complètes, graisses insaturées, noix et légumineuses, avec une consommation modérée de produits laitiers, et pauvres en graisses trans, en sodium et en viandes rouges et transformées. Les graisses insaturées, présentes dans les noix, les avocats et les huiles végétales comme l’huile d’olive, d’arachide ou de tournesol, sont particulièrement bénéfiques pour un vieillissement réussi.
Ce bénéfice ne réside pas seulement dans la consommation de graisses insaturées, mais également dans leur capacité à remplacer les graisses plus nocives, telles que les graisses saturées d’origine animale présentes dans le lait, le fromage et la viande, en particulier la viande rouge, ainsi que les graisses trans, que l’étude considère comme les plus néfastes pour la santé.
L’étude conclut qu’adopter une alimentation saine est bénéfique pour vieillir de la meilleure façon possible et que, bien qu’il existe des aliments particulièrement favorables à certains objectifs, ils doivent s’inscrire dans le cadre d’une alimentation équilibrée et variée.
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