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Le nez électronique peut sentir le cancer du poumon

by Sophie Martin

Publié le 1er octobre 2025. Une nouvelle méthode d’analyse de l’air expiré, basée sur un « nez électronique », pourrait révolutionner le diagnostic du cancer du poumon en offrant une alternative non invasive, rapide et fiable aux examens actuels.

  • L’analyse de l’air expiré permet de détecter le cancer du poumon avec précision, quel que soit le type de tumeur, le stade de la maladie ou les caractéristiques du patient.
  • Cette technique pourrait réduire le recours à des examens invasifs et coûteux comme la TEP-CT et la bronchoscopie.
  • Les Composés Organiques Volatils (COV) présents dans l’air expiré sont des indicateurs clés des processus métaboliques liés au cancer.

Une étude multicentrique et prospective menée par le Radboudumc, et dirigée par le docteur-chercheur Alessandra Buma, confirme l’efficacité de cette nouvelle approche diagnostique. Actuellement, le diagnostic du cancer du poumon repose sur des examens d’imagerie tels que la TEP-CT (Tomographie par Émission de Positons couplée à la Tomodensitométrie) et des procédures invasives comme la bronchoscopie, l’écho-endoscopie, l’aspiration à l’aiguille et, dans certains cas, la chirurgie. Cependant, ces méthodes ne permettent pas toujours d’obtenir un diagnostic définitif, et peuvent être longues et comporter des risques pour le patient, en particulier lors de la détection de cancers à un stade précoce.

« Dans une part importante des patients, ces examens ne conduisent pas à un diagnostic définitif », explique Alessandra Buma. « De plus, le processus peut prendre beaucoup de temps, en particulier avec le cancer du poumon à un stade précoce, et des complications graves peuvent survenir. Nous avons donc besoin de méthodes fiables, non invasives et rentables pour détecter le cancer du poumon (tôt). »

La technique innovante repose sur l’analyse des Composés Organiques Volatils (COV) présents dans l’air expiré. « L’air que nous expirons est principalement composé d’azote, d’oxygène et de dioxyde de carbone », précise Alessandra Buma. « Mais il contient également des traces de COV, tels que l’éthane, le butane et le méthane. Ces COV sont le reflet des processus métaboliques et des changements physiologiques (patho). »

« Les COV sont le reflet des processus métaboliques et des changements physiologiques (patho). »

Docteur chercheur Alessandra Buma

Le « nez électronique » (ENOSE) est capable de détecter et d’analyser ces COV avec une grande précision, permettant ainsi de distinguer les patients atteints de cancer du poumon de ceux qui ne le sont pas. Les résultats de l’étude suggèrent que cette méthode pourrait être utilisée comme un outil de dépistage initial, permettant de réduire le nombre d’examens invasifs et d’accélérer le diagnostic.

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