Publié le 15 octobre 2025 à 20h24. Le nouveau président syrien, Ahmed al-Sharaa, a rencontré Vladimir Poutine à Moscou, une première qui intervient dans un contexte de tensions régionales et de demandes d’extradition concernant l’ancien régime de Bachar al-Assad.
- Vladimir Poutine a accueilli Ahmed al-Sharaa pour une première rencontre officielle.
- Le président syrien pourrait demander l’extradition de l’ancien président Bachar al-Assad, actuellement en Russie.
- La Syrie a émis un mandat d’arrêt international contre Bachar al-Assad pour des crimes graves.
Cette rencontre, diffusée par la chaîne Telegram officielle du Kremlin, souligne l’importance des relations bilatérales entre la Russie et la Syrie, entretenues depuis plus de 80 ans. Poutine a souligné la nature privilégiée de ces liens, remontant à l’époque de l’Union soviétique.
« Depuis de nombreuses décennies, nos pays ont développé des relations privilégiées. Depuis plus de 80 ans, nous entretenons des relations diplomatiques établies en 1944, au cours des années les plus difficiles pour la Russie et pour l’Union soviétique. Tout au long de cette période, les relations entre la Syrie et la Russie ont toujours été exceptionnellement amicales. »
Vladimir Poutine, président russe
Selon des sources de l’agence Reuters, Ahmed al-Sharaa aurait l’intention de demander à Vladimir Poutine l’extradition de Bachar al-Assad, qui a trouvé l’asile en Russie après son éviction du pouvoir. L’ancien président syrien est accusé de nombreuses exécutions extrajudiciaires motivées par des considérations politiques.
Le journal allemand Die Zeit a récemment rapporté, citant ses sources, que Bachar al-Assad résiderait dans un complexe résidentiel moscovite, où sa famille posséderait une vingtaine d’appartements de luxe. Il semblerait que l’ancien dirigeant syrien passe désormais une grande partie de son temps à jouer à des jeux vidéo.
Contexte : Le 25 septembre dernier, le ministère syrien de la Justice a émis un mandat d’arrêt international contre Bachar Hafez al-Assad, l’accusant de meurtre avec préméditation, d’incitation à la guerre civile et de torture ayant entraîné la mort. L’Ukraine a salué cette décision et a exprimé son soutien à toute initiative visant à traduire l’ancien président syrien en justice.
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Source : Méduse, un média russe basé en Lettonie.
