Home AffairesLe président de l’Association nationale des médecins de l’assurance maladie obligatoire (KBV), Andreas Gassen, ne pense pas du tout à la relance.

Le président de l’Association nationale des médecins de l’assurance maladie obligatoire (KBV), Andreas Gassen, ne pense pas du tout à la relance.

by Amélie Bernard

Publié le 20 novembre 2025. L’Ordre des médecins de l’Assurance Maladie s’oppose au retour des honoraires de cabinet, estimant cette mesure trop bureaucratique et peu efficace pour contrôler les dépenses de santé. Le président de l’organisation réaffirme cependant sa demande de tarifs optionnels pour les patients.

  • L’Ordre des médecins rejette la réintroduction des honoraires de cabinet, évoquant des complications administratives et un faible impact sur le contrôle des coûts.
  • Il propose une alternative : des tarifs optionnels pour les patients de l’assurance maladie obligatoire, en échange d’un accompagnement personnalisé dans le système de santé.
  • Selon l’Ordre, un tel système permettrait une meilleure utilisation des ressources du système de santé, de plus en plus limitées.

Andreas Gassen, président de l’Ordre des médecins de l’Assurance Maladie (KBV), a déclaré que la réintroduction d’une “recharge des frais de cabinet”, comme cela existait il y a une vingtaine d’années, générerait des recettes, mais serait lourde à gérer et peu pertinente pour réguler les dépenses.

« Une ‘recharge des frais de cabinet’, comme nous l’avons fait il y a une vingtaine d’années, rapporterait effectivement de l’argent dans les caisses, mais dans le passé, cela serait très bureaucratique et ne serait guère utile comme instrument de contrôle. »

Andreas Gassen, président de la KBV

En contrepartie, M. Gassen plaide pour la mise en place de tarifs optionnels. Il explique que les patients qui souhaitent bénéficier d’un suivi plus personnalisé pourraient opter pour ces tarifs, ce qui leur permettrait de payer une cotisation réduite. Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de priver qui que ce soit de soins, mais de proposer une alternative à ceux qui souhaitent être davantage accompagnés et voir leur choix récompensé.

« On peut alternativement imaginer différents tarifs optionnels. Si le patient se laisse guider dans le système de santé, il peut payer un taux de cotisation inférieur. Il ne s’agit pas de refuser des services aux gens, mais de savoir si les patients veulent être contrôlés et si cela sera ensuite récompensé. »

Andreas Gassen, président de la KBV

L’Ordre des médecins souligne que ce contrôle accru permettrait une gestion plus efficace des ressources du système de santé, confronté à des contraintes budgétaires croissantes.

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