Pour les personnes souffrant d’allergies saisonnières prolongées, un simple geste quotidien pourrait bien apporter un soulagement significatif : l’utilisation régulière d’un spray nasal à l’eau de mer. Le Dr Guillaume Barucq, médecin généraliste à Biarritz, explique comment cette méthode peut réduire la fréquence et l’intensité des crises.
L’irritation des voies nasales et des sinus est au cœur des réactions allergiques. « La plupart des allergies sont déclenchées par des allergènes comme le pollen ou les acariens qui s’accumulent dans le nez et les sinus », explique le Dr Barucq. Cette accumulation provoque une inflammation des muqueuses, prolongeant ainsi la durée des symptômes tels que le nez bouché et les éternuements.
Un nettoyage régulier avec un spray nasal à l’eau de mer permet d’éliminer ces allergènes et de réduire la charge allergénique. « Des lavages de nez effectués correctement, avec une eau salée appropriée, permettent d’évacuer ces allergènes et de diminuer la fréquence des crises », précise le médecin.
Au-delà du simple rinçage, ces sprays possèdent des propriétés anti-inflammatoires et contribuent à réguler le microbiote nasal, limitant ainsi les crises. En préservant l’équilibre fragile des muqueuses, elles deviennent moins sensibles aux allergènes présents dans l’air.
L’utilisation de ces sprays est généralement sans risque, même pour les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées ou les personnes âgées, car ils reproduisent simplement les mécanismes naturels de l’organisme. En prévention, une à deux pulvérisations par jour suffisent, mais en cas de crise, il est possible d’en utiliser jusqu’à trois. Il est toutefois important d’éviter une utilisation excessive, qui pourrait entraîner des irritations ou des saignements de nez.
L’application est simple : une pulvérisation dans chaque narine, suivie d’un écoulement.
Il existe deux types de sprays à l’eau de mer : isotoniques et hypertoniques. La différence réside dans la concentration en sel. Les sprays hypertoniques contiennent jusqu’à 35 grammes de sel par litre, tandis que les sprays isotoniques en contiennent environ 9 grammes, car ils sont dilués avec de l’eau minérale. Les personnes sensibles au goût salé peuvent préférer les sprays isotoniques, qui sont tout aussi efficaces mais plus agréables à utiliser.
D’autres alternatives à l’eau de mer peuvent également être envisagées, telles que les sprays à l’eau soufrée (comme Actisoufre) ou les eaux thermales, notamment l’eau de Cauterets, qui est également soufrée et bénéfique contre l’inflammation. Certaines eaux de mer sont également supplémentées en manganèse pour renforcer leur efficacité.
« Ces solutions ne remplacent pas les traitements médicamenteux, mais peuvent les compléter », conclut le Dr Barucq. « L’utilisation d’un spray nasal peut permettre de diminuer le recours aux traitements corticoïdes inhalés et/ou de réduire les doses. »
