Les prix du pétrole ont connu une baisse significative après des déclarations surprenantes de l’ancien président Trump concernant des échanges avec Vladimir Poutine, tandis que des inquiétudes persistantes au sujet de la stabilité bancaire ajoutent à la pression sur les marchés.
L’ancien président Trump a annoncé sur son réseau social Truth Social avoir eu une conversation téléphonique « très productive » avec le président russe Vladimir Poutine, la veille d’une rencontre prévue avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a affirmé que le président Poutine l’avait félicité, ainsi que les États-Unis, pour un « grand accomplissement de la paix au Moyen-Orient », un objectif, selon le président Poutine, poursuivi depuis des siècles. Trump a également exprimé son espoir que ce succès au Moyen-Orient faciliterait les négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine.
L’ancien président a également mentionné que le président Poutine avait adressé ses remerciements à l’ancienne Première dame Melania Trump pour son engagement auprès des enfants, et que les deux hommes avaient discuté du commerce entre les États-Unis et la Russie une fois le conflit ukrainien résolu. Une réunion entre des conseillers de haut niveau des deux pays est prévue la semaine prochaine, suivie d’une rencontre potentielle entre Trump et Poutine à Budapest, en Hongrie, dans le but de trouver une issue à la guerre en Ukraine.
Cette détente apparente pourrait être liée à une pression accrue exercée par l’ancien président Trump sur l’Inde, la Chine et le Japon pour qu’ils réduisent leurs achats de pétrole russe. Selon des sources, l’Inde, principal acheteur de pétrole russe par voie maritime, se serait engagée à augmenter ses importations d’énergie américaine afin d’équilibrer la situation. Reuters rapporte que les volumes d’achats russes pourraient diminuer entre décembre et janvier, bien que des responsables indiens n’aient pas confirmé de baisse brutale à ce stade.
Par ailleurs, les inquiétudes concernant la santé du secteur bancaire ont également contribué à la chute des prix du pétrole. Des difficultés rencontrées par des banques régionales américaines, notamment une perte de 50 millions de dollars (environ 46 millions d’euros) sur des prêts californiens, ont entraîné une baisse de leurs actions et une pression sur le dollar, favorisant le yen et le franc suisse, mais pénalisant le pétrole. Ce phénomène rappelle la crise bancaire de 2023 aux États-Unis, qui avait également provoqué une chute des prix du pétrole en mars de la même année, avec une baisse de plus de 12 % des contrats à terme sur le West Texas Intermediate (WTI) et une chute à près de 67 dollars (environ 62 euros) le baril.
En outre, une augmentation inattendue des réserves de gaz naturel, de 80 milliards de pieds cubes (environ 2,27 milliards de mètres cubes), a également pesé sur les prix de l’énergie. Les traders semblent par ailleurs abandonner leurs paris sur un hiver rigoureux, compte tenu des prévisions météorologiques douces et des niveaux de stockage proches des records. Selon Energy Intelligence, les prix du gaz naturel ont baissé sur le marché à terme entre le 9 et le 15 octobre, reflétant ce changement de sentiment.
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