San Diego accueille une avancée médicale majeure dans la lutte contre le cancer : l’hôpital Sharp Memorial est le premier de la ville à déployer une technique révolutionnaire, l’histotripsie, permettant de détruire les tumeurs sans chirurgie ni les effets secondaires de la chimiothérapie.
Cette nouvelle méthode, approuvée par la Food and Drug Administration pour le traitement des tumeurs hépatiques, utilise des ultrasons de haute précision guidés par un bras robotique et un logiciel sophistiqué. L’histotripsie cible et élimine les cellules cancéreuses en les chauffant jusqu’à leur destruction, sans incision ni irradiation.
« C’est un changement de paradigme complet, » explique le Dr Hamed Aryafar, médecin à l’hôpital Sharp Memorial. « Jusqu’à présent, nous avions soit des médicaments, soit la chirurgie avec ses incisions. Pour la première fois, nous pouvons détruire le cancer sans ouvrir le corps du patient. »
Le principe repose sur la concentration de faisceaux d’ultrasons qui perturbent les tissus ciblés. Lors d’une démonstration, l’équipe médicale a illustré l’efficacité de la technique sur un morceau de foie de vache, le réduisant à une substance complètement liquéfiée. « Nous tuons la tumeur, ainsi qu’une petite marge autour pour nous assurer qu’il ne reste aucune cellule cancéreuse, » précise le Dr Aryafar.
Une fois détruites, les cellules cancéreuses sont naturellement éliminées par l’organisme, qui les traite comme des déchets. Le corps finit par reformer le tissu hépatique autour de la zone traitée. Le Dr Aryafar espère également que cette destruction cellulaire stimulera le système immunitaire à attaquer d’autres éventuelles tumeurs présentes dans le corps.
Les patients bénéficieront d’une récupération rapide et indolore. « Nous espérons pouvoir renvoyer la plupart de ces patients chez eux le jour même, » indique le Dr Aryafar. « Ils pourront se lever et marcher sans pansements, comme si rien ne s’était passé. Le cancer du foie aura disparu. »
Le premier patient devrait recevoir ce traitement innovant la semaine prochaine. À terme, l’équipe médicale ambitionne d’étendre l’utilisation de l’histotripsie à d’autres types de cancer, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives thérapeutiques pour les patients.
« C’est très excitant, » confie le Dr Aryafar. « Pour la première fois, je peux m’asseoir en clinique, parler à un patient atteint d’un cancer du foie et lui dire que nous avons une solution. »
