Publié le 26 octobre 2025 à 22h54. L’organisation du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) en Corée du Sud suscite à la fois des espoirs en matière de prestige national et des interrogations sur la réelle connaissance de cet événement par la population, selon un récent sondage.
- Un sondage du Korea Times révèle que les citoyens coréens anticipent principalement des gains diplomatiques et culturels grâce à l’accueil du sommet de l’APEC.
- Malgré cet optimisme, une part importante de la population coréenne (48 %) avoue ne pas bien connaître l’objectif et la signification de l’APEC.
- Les attentes liées au sommet divergent selon les affiliations politiques, les progressistes mettant davantage l’accent sur la promotion de la démocratie, tandis que les conservateurs privilégient l’impact culturel.
La Corée du Sud, en accueillant le sommet de l’APEC pour la première fois depuis deux décennies, espère renforcer son rôle sur la scène internationale. L’événement, qui rassemble les dirigeants des principales économies de la région Asie-Pacifique, ainsi que des représentants des États-Unis, est perçu comme une occasion unique de mettre en valeur le pays et d’attirer l’attention des médias du monde entier.
Selon un sondage réalisé auprès de 1 004 adultes à travers le pays, les 25 % des répondants les plus nombreux estiment que l’amélioration du profil diplomatique de la Corée est l’avantage le plus important à attendre du sommet. L’événement est vu comme une plateforme pour affirmer la position de la Corée dans les discussions sur le commerce, la technologie, la croissance et la coopération régionale.
L’influence culturelle coréenne est également un enjeu majeur pour 22 % des personnes interrogées. Le sommet est considéré comme une opportunité idéale pour promouvoir le riche patrimoine historique de Gyeongju et la popularité croissante de la culture K-pop à l’échelle mondiale.
Un tiers des sondés (18 %) ont souligné l’importance de démontrer la résilience démocratique de la Corée, en particulier après les tensions liées à la loi martiale de l’année précédente sous l’administration de l’ancien président Yoon Suk Yeol. Ils voient dans l’accueil du sommet une occasion de réaffirmer l’engagement du pays en faveur des valeurs démocratiques.
L’analyse des résultats du sondage révèle des différences notables entre les groupes politiques. Parmi les personnes se déclarant progressistes ou soutenant le Parti démocrate de Corée au pouvoir, 28 % citent le prestige diplomatique comme principal avantage, suivi de près par la promotion de la démocratie (27 %). À l’inverse, les personnes se décrivant comme conservatrices accordent une priorité à l’impact culturel (27 %), la revitalisation démocratique ne recueillant que 10 % des voix.
Ce clivage illustre la manière dont l’identité politique influence la perception du sommet. Les libéraux y voient un tournant politique, tandis que les conservateurs le considèrent davantage comme une vitrine pour la culture et la stabilité du pays.
Malgré cet optimisme, le sondage met en évidence un manque de sensibilisation du public à l’égard de l’APEC. Seuls 41 % des personnes interrogées affirment « avoir entendu parler du sommet de l’APEC et le connaître bien ». La majorité (48 %) reconnaissent en avoir entendu parler, mais sans en connaître les détails, et 11 % déclarent l’entendre parler pour la première fois.
Même si les progressistes politiques (49 %) sont légèrement plus susceptibles d’être bien informés sur le sommet que les conservateurs (38 %), cette différence n’est pas statistiquement significative. Ce manque de familiarité suggère que les efforts du gouvernement pour informer le public sur l’importance et les avantages de l’accueil de cet événement prestigieux n’ont peut-être pas pleinement porté leurs fruits.
Le Korea Times a commandé ce sondage pour évaluer l’opinion publique. Hankook Research a interrogé 1 004 adultes dans tout le pays par téléphone, les 25 et 26 octobre. La marge d’erreur est de plus ou moins 3,1 points de pourcentage, avec un niveau de confiance de 95 %. Des informations plus détaillées sont disponibles sur le site web de la Commission délibérative de l’enquête nationale sur les élections.

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