Les femmes aînées, souvent sollicitées pour maintenir l’équilibre familial et professionnel, portent un fardeau psychologique particulier qui peut mener à l’épuisement, voire à la maladie. Une pédiatre et coach certifiée explore les racines de ce phénomène et les moyens de s’en libérer.
Jessie Mahoney, pédiatre et coach, a analysé dans un article les conséquences du rôle souvent imposé aux aînées : celui de pilier familial et de garante du bien-être de tous, au détriment de leur propre santé. Elle souligne que cette éducation précoce à la responsabilité peut se traduire, à l’âge adulte, par une tendance à l’hyperpréparation et à l’abnégation.
Ce schéma comportemental est particulièrement visible dans le secteur des soins de santé, où les femmes sont souvent valorisées pour leur capacité à tout gérer. « On apprend très tôt à tout maintenir ensemble au détriment de notre propre bien-être », explique Jessie Mahoney. Cependant, cette course à la performance finit souvent par avoir un coût physique et mental.
L’effet « fille aînée » crée ainsi un cercle vicieux de surresponsabilité, engendrant ressentiment et, à terme, des problèmes de santé. Pour briser ce cycle, il est essentiel d’apprendre à se défaire du besoin d’être indispensable et à prioriser ses propres besoins. « La guérison commence lorsque nous apprenons à nous libérer du besoin d’être indispensable et que nous commençons à dire oui seulement lorsque cela correspond à nos propres besoins », précise la spécialiste.