Publié le 14 décembre 2023. Une averse inattendue a surpris les visiteurs du Grand Musée égyptien, inondant l’atrium et suscitant des inquiétudes quant à la protection des œuvres, notamment la statue de Ramsès II. Les autorités égyptiennes minimisent cependant l’incident, expliquant qu’il s’agit d’un fonctionnement normal du système de ventilation et d’éclairage naturel du musée.
- De fortes pluies se sont infiltrées dans l’atrium du Grand Musée égyptien le vendredi 12 décembre.
- Le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités assure qu’aucune œuvre n’a été endommagée, en particulier la statue de Ramsès II.
- Les autorités expliquent que les infiltrations sont dues à la conception du musée, qui favorise la circulation de l’air et l’éclairage naturel.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré de l’eau s’écouler du toit du Grand Musée égyptien, surprenant les touristes présents. L’incident s’est produit vendredi dernier, alors que le Caire connaissait une rare période de pluie. Les visiteurs ont été rapidement conduits dans un endroit abrité, mais la scène a suscité des interrogations sur l’étanchéité du bâtiment.
Le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités a rapidement cherché à calmer les inquiétudes. Dans un communiqué, les autorités ont affirmé que les allégations concernant une menace pour les collections étaient infondées. L’eau n’a pas causé de dommages à la statue de Ramsès II et toutes les pièces du musée sont en parfait état, ont-elles insisté.
Atef Moftah, ancien chef de projet du musée, a expliqué que le système de toiture avait été conçu pour permettre une circulation d’air et un éclairage naturels, afin de réduire la consommation d’énergie et de limiter les effets de la chaleur estivale.
« La pluie qui s’infiltre n’est pas le résultat d’erreurs de construction. La structure a été réalisée de manière à assurer une circulation d’air et un éclairage naturels. »
Atef Moftah, ancien chef de projet du musée
Mohamed Ghoneim, le directeur du musée, a souligné que le Caire ne connaît en moyenne que 15 jours de pluie par an.
« Il n’y a aucun défaut de conception ici. C’était la conception. Cela se reproduira à chaque fois qu’il pleuvra dans les années à venir. »
Mohamed Ghoneim, directeur du musée
Il a donc assuré que les infiltrations étaient prévues et ne constituent pas un problème majeur.
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