Publié le 2 janvier 2026. Le ministère public chilien a engagé des poursuites judiciaires contre plusieurs notaires et conservateurs de biens immobiliers, soupçonnés d’être impliqués dans un vaste réseau de blanchiment d’argent lié à un complot international.
- La procureure judiciaire Carla Troncoso a porté plainte contre le conservateur des biens immobiliers de Puente Alto, Sergio Yáber, et trois autres professionnels du droit.
- L’enquête porte sur des transactions financières suspectes au profit de Gonzalo Migueles, associé de l’ancienne ministre de la Cour suprême Ángela Vivanco.
- Les accusations incluent des tentatives d’obstruction à une procédure constitutionnelle visant l’ancien juge Antonio Ulloa.
La procureure judiciaire de la Cour d’appel de San Miguel, Carla Troncoso, a annoncé ce vendredi l’ouverture d’une enquête et le dépôt de plaintes contre Sergio Yáber, conservateur des biens immobiliers de Puente Alto, Claudio Barrena, notaire et archiviste judiciaire de San Miguel, Rodrigo Ortúzar, notaire de San Miguel, et Fernando Martel, avocat et ancien notaire par intérim. L’officialisation de Sergio Yáber dans le cadre du dit Complot biélorusse est prévue le 14 janvier.
Selon le ministère public, les éléments recueillis suggèrent la commission possible de crimes graves.
« Certains des dossiers collectés sont révélateurs de possibles crimes »
Carla Troncoso, procureure judiciaire
. Une copie de la résolution a également été transmise à l’Unité de lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent et la probité interne du Parquet national.
L’enquête se concentre sur la participation présumée de Sergio Yáber à un système de blanchiment d’argent au profit de Gonzalo Migueles, partenaire de l’ancienne ministre de la Cour suprême Ángela Vivanco. Yáber est soupçonné d’avoir facilité des opérations de blanchiment pour le compte du consortium Belaz Movitec, dans le but d’influencer une bataille juridique avec Codelco.
Les investigations suggèrent que Yáber aurait collaboré au blanchiment de fonds provenant de pots-de-vin, une accusation qui vise également Yamil Najle, conservateur de Chillán. L’affaire prend également une dimension politique, avec des allégations selon lesquelles Yáber aurait tenté d’étouffer une accusation constitutionnelle contre l’ancien juge de la Cour d’appel de Santiago, Antonio Ulloa, en versant des sommes d’argent à des parlementaires.
