Home AffairesLes attentes en matière d’excédent pétrolier augmentent | Investir.com

Les attentes en matière d’excédent pétrolier augmentent | Investir.com

by Amélie Bernard

Les prix du pétrole ont connu une forte baisse hier, plombés par des inquiétudes croissantes concernant une offre excédentaire sur le marché mondial. Cette tendance baissière s’est confirmée ce matin, avec des signaux supplémentaires indiquant un affaiblissement de la demande.

Le baril de pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) coté sur le New York Mercantile Exchange (NYMEX) a chuté de plus de 4 % hier, pour atteindre environ 58,5 dollars américains (environ 54 euros) l’unité. Cette baisse est attribuée à une révision à la baisse des perspectives de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) concernant l’équilibre du marché, ainsi qu’à la publication d’un rapport de l’American Petroleum Institute (API) faisant état d’une augmentation des stocks de pétrole aux États-Unis.

Dans son rapport mensuel, l’OPEP a maintenu ses prévisions de croissance de la demande mondiale de pétrole à 1,3 million de barils par jour (Mb/j) pour cette année et à 1,4 Mb/j pour 2026. Cependant, l’organisation anticipe désormais une légère surproduction en 2026, en raison de l’augmentation de la production des pays membres de l’OPEP+ et des pays non membres, notamment les États-Unis, le Canada, le Brésil et l’Argentine. L’OPEP prévoit une hausse de la production des pays extérieurs à l’alliance OPEP+ de 920 000 b/j cette année et de 630 000 b/j en 2026.

L’OPEP a également ajusté ses prévisions concernant ses propres augmentations de production, n’augmentant l’offre que de 33 000 b/j en octobre, soit 450 000 b/j de moins que prévu initialement. Cette augmentation a été partiellement compensée par des baisses de production en Iran et en Libye.

Parallèlement, les données de l’API ont révélé une augmentation des stocks de pétrole brut américains de 1,3 million de barils la semaine dernière. Les stocks à Cushing, Oklahoma, ont légèrement diminué de 43 000 barils. Les stocks d’essence ont baissé de 1,4 million de barils, tandis que les stocks de distillats ont augmenté de 944 000 et 2,5 millions de barils, respectivement. L’Energy Information Administration (EIA) publiera son propre rapport sur les stocks plus tard dans la journée.

L’EIA a également revu à la hausse ses estimations de la production américaine de pétrole brut, prévoyant désormais une production moyenne de 13,59 Mb/j en 2025 (contre 13,53 Mb/j précédemment) et de 13,58 Mb/j en 2026 (contre 13,51 Mb/j). La consommation américaine de pétrole devrait rester stable, autour de 20,5 Mb/j, cette année et en 2026.

À l’inverse, le marché de l’aluminium montre des signes de dynamisme. Les prix sur le London Metal Exchange (LME) sont en hausse, dépassant les 2 900 dollars américains (environ 2 700 euros) la tonne, avec une progression de plus de 13 % depuis le début de l’année. Ce métal bénéficie d’un resserrement de l’offre en Chine et d’un climat de risque plus favorable suite à l’apaisement des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine.

La production chinoise d’aluminium est proche de son plafond de capacité de 45 millions de tonnes, imposé en 2017 pour limiter la surproduction et réduire les émissions. Les exportations chinoises restent limitées, maintenant la pression sur les marchés extérieurs. L’Indonésie augmente cependant ses exportations, ce qui pourrait peser sur les prix l’année prochaine.

Enfin, les prix du café ont également baissé, chutant de plus de 5 % hier après que l’ancien président Donald Trump a annoncé son intention de réduire les droits de douane sur le café. Il a déclaré : « Nous allons réduire certains droits de douane » lorsqu’on l’a interrogé sur les prix du café. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a également soutenu cette initiative, annonçant de potentielles réductions de droits de douane sur les cultures non cultivées aux États-Unis, dont le café. Les stocks de café dans les entrepôts américains ont atteint leur plus bas niveau depuis mars 2024, en raison des droits de douane limitant les importations du Brésil.

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