Publié le 26/06/2026 à 15:08 MT Newswires – Traduit par Zonebourse Avertissement légalContactez-nous pour toute demande de correction – Voir l’original © MT Newswires – 2026 DuréeAuto.2 mois3 mois6 mois9 mois1 an2 ans5 ans10 ansMax.PériodeJourSemaine Les plus fortes hausses du S&P 500 +20,08 % +17,26 % +10,48 % +7,62 % +7,48 % +15,74 % +4,90 % +21,97 % +2,59 % BourseActualités BourseLes valeurs technologiques pèsent sur les contrats à terme avant l’ouverture, entre doutes sur l’IA et tensions dans le GolfeNOS EXPERTS À VOTRE ÉCOUTELundi – Vendredi 9h-12h / 14h-18h{ googletag.defineSlot(‘/4093671/__pixel__’, [1, 1], ‘div-gpt-ad-pixel’).addService(googletag.pubads()) googletag.pubads().enableSingleRequest(); googletag.enableServices(); }) ]]> Les bourses mondiales ont chuté ce vendredi 26 juin 2026, plombées par un repli massif du secteur technologique. L’annonce de hausses de prix chez Apple et Microsoft, justifiées par le coût croissant des puces mémoire liées à l’IA, a déclenché une vague de doutes sur la rentabilité future des investissements dans l’intelligence artificielle.
Le marché vient de heurter un mur de réalité. Après des mois d’euphorie portée par les promesses de l’intelligence artificielle (IA), les investisseurs réalisent que la course à l’infrastructure a un coût direct pour le consommateur final. Ce basculement s’est manifesté brutalement avec Apple, qui a relevé les tarifs de ses MacBook et iPad pour compenser l’envolée du prix des composants de stockage.
Cette décision a provoqué un recul du titre Apple à Wall Street. Microsoft a suivi la même trajectoire en annonçant une hausse du prix de ses consoles Xbox dès le 1er août. Selon Les Echos, cette inflation des prix résulte d’un déséquilibre entre l’offre et la demande, provoqué par la prolifération des centres de données nécessaires à l’IA.
La fin du rallye : l’érosion des marges et le choc des valorisations
L’enthousiasme mécanique s’est transformé en inquiétude sur la viabilité du modèle. Le marché ne considère plus le cycle de la mémoire comme un signal positif automatique. Au contraire, le renchérissement des composants menace désormais les marges de manœuvre des géants de la tech et, par extension, leur capacité à maintenir des investissements massifs.
“Les investisseurs continuent de s’interroger sur la capacité du secteur technologique à prolonger son impressionnant +rallye+ de ces derniers mois”
John Plassard, Cité Gestion Private Bank, via news.google.com
L’impact est systémique. Les valeurs des “Mag 7” ont toutes reculé en un mois, selon Boursorama. Cette correction s’accompagne d’une fuite massive de capitaux : les fonds technologiques ont enregistré des sorties records sur la semaine se terminant le 24 juin, d’après les données d’EPFR Global citées par Bank of America.
Le secteur des semi-conducteurs, premier bénéficiaire de la vague IA, subit un effet domino violent, particulièrement en Asie :
Indice / EntrepriseBaisse enregistrée
Séoul (KOSPI)-5,81 %
Tokyo (Nikkei)-4,15 %
Taipei-3,66 %
SK hynix-8,36 %
Samsung Electronics-5,30 %
TSMC-2,09 %
En Europe, la tendance est identique. STMicroelectronics a chuté de 2,87 % et Infineon a perdu 4,01 % à Francfort, tandis que l’ASML reculait de 1,10 %, comme le rapporte news.google.com.
L’onde de choc OpenAI et le report de l’IPO à 2027
À cette instabilité s’ajoute un signal refroidissant venant du cœur même de la révolution IA. Le créateur de ChatGPT, OpenAI, envisagerait de repousser son introduction en Bourse jusqu’en 2027. Ce report, rapporté par le New York Times, s’expliquerait par la forte volatilité actuelle du secteur et les turbulences entourant l’IPO de SpaceX.
La réaction a été immédiate pour Softbank, acteur majeur investi dans l’entreprise, dont le titre a plongé à Tokyo. Ce recul souligne la fragilité des valorisations basées sur des perspectives de sortie à long terme dans un environnement où les investisseurs deviennent soudainement allergiques au risque.
“craignent que ces hausses des prix ne réduisent la demande et ne parviennent pas à compenser la pression sur les bénéfices”
Ipek Ozkardeskaya, Swissquote Bank, via news.google.com
Tensions dans le détroit d’Ormuz et instabilité géopolitique
Le climat financier est aggravé par un regain de tensions au Moyen-Orient. Un cargo battant pavillon singapourien a été attaqué jeudi par l’Iran dans le détroit d’Ormuz, mettant à mal un accord récent entre Washington et Téhéran. Cette agression a poussé l’Organisation maritime internationale (OMI) à suspendre le plan d’évacuation de cette voie maritime stratégique.
La Maison-Blanche a réagi fermement à ces informations. Selon Fortuneo, l’administration américaine a rappelé que “Le président Donald Trump a été clair : l’Iran ne peut pas entraver la libre circulation du trafic dans le détroit”.
Paradoxalement, les cours du pétrole se sont détendus malgré l’attaque. Le baril de Brent a reculé et le West Texas Intermediate (WTI) a perdu, tombant à des niveaux inférieurs. Cette baisse suggère que les marchés privilégient pour l’instant la crainte d’un ralentissement économique global plutôt que la prime de risque géopolitique.
Enquêtes réglementaires et perspectives macroéconomiques
Le repli des marchés est également ponctué de dossiers d’entreprises spécifiques. Zalando a chuté de 5,13 %, pénalisé par l’ouverture d’une enquête de la BaFin, l’autorité allemande des marchés financiers. Le régulateur soupçonne le distributeur d’avoir omis des informations cruciales dans ses comptes 2025 concernant l’acquisition d’About You.
À Paris, Accor a reculé de 2,01 % après que Jefferies a dégradé sa recommandation de “achat” à “conserver”, abaissant son objectif de cours de 55 à 52 euros.
Face à ce chaos, les regards se tournent vers les banques centrales. Le rendement des T-Bonds à 10 ans aux États-Unis a reculé. Certains analystes estiment que le marché sous-évalue la rapidité avec laquelle les taux pourraient baisser pour soutenir l’économie.
“Nous estimons que les investisseurs sous-estiment la possibilité d’un retour relativement rapide des baisses de taux aux Etats-Unis”
Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM, via Boursorama
L’attention se porte désormais sur l’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan. Ce chiffre sera déterminant pour savoir si la hausse des prix des produits tech sera absorbée par les ménages ou si elle déclenchera un effondrement de la demande.
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