Home SantéLes Centres d’Information et de Prévention du SIDA ont assisté à près de 18 000 consultations et réalisé plus de 8 000 tests VIH l’année dernière.

Les Centres d’Information et de Prévention du SIDA ont assisté à près de 18 000 consultations et réalisé plus de 8 000 tests VIH l’année dernière.

by Sophie Martin

Publié le 2024-12-01 14:35:00. La lutte contre le sida en Communauté valencienne continue de mobiliser les ressources de santé, avec une augmentation notable du recours à la prophylaxie pré-exposition (PrEP) et une incidence stable, mais préoccupante, chez certaines populations.

  • En 2024, 17 752 consultations ont été enregistrées dans les Centres d’Information et de Prévention du Sida (CIPS) de la Communauté valencienne.
  • 8 360 tests de dépistage du VIH ont été réalisés au cours de l’année écoulée.
  • 440 nouveaux cas indigènes de VIH ont été signalés, touchant principalement les hommes de 25 à 29 ans et les femmes de 30 à 34 ans.

Les Centres d’Information et de Prévention du Sida (CIPS), rattachés au Ministère de la Santé, ont joué un rôle crucial dans la prévention et le dépistage du VIH en Communauté valencienne au cours de l’année 2024. Au total, 17 752 consultations ont été assurées, permettant la réalisation de 8 360 tests de dépistage.

La répartition géographique des consultations révèle une forte demande dans la province de Valence, avec 8 228 consultations et 3 534 tests réalisés. Les provinces d’Alicante et de Castellón ont enregistré respectivement 7 365 consultations et 3 461 tests, ainsi que 2 159 consultations et 1 365 tests.

Selon les données de la Direction générale de la santé publique, diffusées à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, 440 nouveaux cas indigènes de VIH ont été recensés en 2024, dont 376 hommes et 64 femmes. Le taux d’incidence s’établit à 8,3 pour 100 000 habitants. Par ailleurs, 156 cas importés, concernant des personnes résidant dans la région depuis moins de trois mois, ont également été signalés.

L’analyse des données révèle une concentration des cas et des taux d’incidence dans des tranches d’âge spécifiques. Chez les hommes, la tranche d’âge de 25 à 29 ans est la plus touchée, tandis que chez les femmes, c’est celle de 30 à 34 ans. Concernant les modes de transmission, le contact sexuel non protégé reste prédominant, représentant 68,55% des cas. Plus de la moitié des infections (54%) sont liées à des rapports homo/bisexuels, et 14,55% à des rapports hétérosexuels. L’usage de drogues intraveineuses est responsable de 2,05% des cas.

Un signal positif est à noter : l’augmentation significative du recours à la prophylaxie pré-exposition (PrEP). En 2024, 2 467 personnes (2 341 hommes et 33 femmes) ont bénéficié de ce traitement préventif, prescrit dans les CIPS, les centres de santé de la Communauté valencienne et les services de soins spécialisés. La PrEP consiste en la prise de médicaments antirétroviraux par les personnes séronégatives afin de réduire considérablement le risque d’infection.

Le Ministère de la Santé rappelle l’importance cruciale de la prévention et encourage toute personne ayant eu des pratiques à risque à se faire dépister rapidement dans les centres de santé. La Communauté valencienne dispose de trois CIPS, un par province, où des professionnels de santé offrent des informations confidentielles sur le VIH, sa prévention et sa transmission, ainsi que sur les autres infections sexuellement transmissibles (IST).

Les équipes des CIPS informent sur les mesures préventives à adopter et orientent les personnes vers les tests appropriés en fonction de leur situation. En cas de diagnostic positif, elles facilitent l’accès aux soins nécessaires, aux ressources sanitaires, sociales et juridiques, et offrent des conseils pour éviter la réinfection et la transmission du virus.

Il est également possible d’obtenir des informations et de se faire dépister auprès des médecins généralistes dans tous les centres de santé de la Communauté valencienne.

Le VIH se transmet principalement par voie sexuelle, lors de rapports non protégés avec une personne infectée, par le partage de matériel d’injection, ou de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. Seuls le sang, le sperme, les liquides pré-éjaculatoires, les sécrétions vaginales et le lait maternel contiennent une concentration suffisante de virus pour entraîner une transmission. Les autres fluides corporels (larmes, sueur, salive) ne présentent pas ce risque.

L’utilisation du préservatif reste la méthode la plus efficace pour se protéger contre l’infection. Un diagnostic précoce est essentiel, non seulement pour préserver le système immunitaire de la personne infectée, mais aussi pour éviter la propagation du virus. En cas d’exposition à risque, une consultation rapide dans un centre de santé ou un CIPS permet de confirmer ou d’infirmer l’infection et, le cas échéant, de débuter un traitement préventif dans les 72 heures suivant l’exposition, grâce à la prophylaxie post-exposition non professionnelle.

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