L’enseigne Atol a implanté à Lons-le-Saunier un centre spécialisé nommé Espace Vision Fragile®, dédié à l’accompagnement des personnes malvoyantes, notamment celles atteintes de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Ce dispositif, dirigé par l’opticien Ted Carret, propose des solutions techniques personnalisées pour restaurer l’autonomie quotidienne des patients.
Comment fonctionne l’Espace Vision Fragile® à Lons-le-Saunier ?
L’Espace Vision Fragile®, situé au sein du centre Atol de Lons-le-Saunier, constitue le premier établissement de ce type à ouvrir en France. Ce concept s’inspire d’un réseau de 50 centres déjà opérationnels en Italie. L’objectif principal est de proposer un accompagnement spécifique aux patients souffrant de pathologies visuelles graves, telles que la DMLA, le glaucome ou la rétinite pigmentaire.
Le centre est dirigé par Ted Carret, opticien et administrateur chez Atol, qui est également le fondateur de l’association Faire Ça Voir. L’approche repose sur la mise à disposition de solutions de basse vision permettant aux patients de préserver ou de retrouver leur autonomie dans les gestes simples de la vie courante.
Le rôle des aides techniques face à la DMLA
[Vision Innovation 2015] Les lunettes à réalité augmentée contre la DMLA
La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) impacte la vision centrale, rendant difficile la lecture et la reconnaissance des visages. Pour pallier ces pertes, des dispositifs optiques et technologiques sont déployés. Bien que les détails spécifiques des modèles distribués à Lons-le-Saunier ne soient pas tous détaillés, le réseau de basse vision s’appuie sur des outils de compensation.
À titre d’exemple dans la région, des technologies de lunettes innovantes permettent désormais à certains malvoyants de retrouver une capacité de lecture grâce à des systèmes qui lisent les textes à haute voix pour l’utilisateur. Ces aides visuelles visent à compenser la perte de l’acuité visuelle centrale par des outils de grossissement ou de conversion audio.
Le défi du coût et le soutien associatif dans le Jura
L’accès à ces technologies reste conditionné par un coût financier souvent élevé. Selon des informations rapportées par Le Progrès en novembre 2025, des solutions existent pour la malvoyance, mais elles représentent un investissement important pour les patients.
Pour répondre à ce problème, plusieurs acteurs locaux se sont mobilisés :
Le Rotary Club de Lons-le-Saunier : L’organisation s’est engagée dans un projet de collecte de fonds pour aider les personnes malvoyantes à financer le matériel nécessaire à leur autonomie.
Ophalmo Lons : Cette association, portée par l’ophtalmologue Hervé Entraygues, participe activement à l’accompagnement des patients.
Faire Ça Voir : L’association fondée par Ted Carret a été distinguée pour son engagement auprès des malvoyants, remportant la première place du label des « Droits des usagers de la santé ».
Quelle différence entre un bilan classique et un suivi de basse vision ?
Il convient de distinguer la consultation ophtalmologique standard du parcours de basse vision. Un bilan de vue classique, comme celui proposé par des centres tels que Point Vision, permet le diagnostic et la prescription de lunettes correctrices.
L’approche de l’Espace Vision Fragile® intervient en complément. Elle ne remplace pas le traitement médical mais propose une adaptation environnementale et technique. L’opticien spécialisé analyse le reste du champ visuel et les besoins spécifiques du patient (lecture, mobilité, loisirs) pour prescrire l’outil le plus adapté à sa pathologie.
L’utilisation de dispositifs de basse vision doit faire l’objet d’une prescription et d’un suivi médical. Il est impératif de consulter un ophtalmologue ou un professionnel de santé qualifié pour tout diagnostic ou traitement de la DMLA.
Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.