Home NouvellesLes Chinois ont volé des secrets d’État au n°10 pendant des ANNÉES : une erreur catastrophique exerce une nouvelle pression sur Starmer suite à l’échec de l’affaire d’espionnage – alors que le gouvernement publie des documents clés

Les Chinois ont volé des secrets d’État au n°10 pendant des ANNÉES : une erreur catastrophique exerce une nouvelle pression sur Starmer suite à l’échec de l’affaire d’espionnage – alors que le gouvernement publie des documents clés

by Nicolas Lefèvre

Espionnage chinois : des failles de sécurité graves révélées au cœur de Whitehall

Londres – Des années d’espionnage ciblant les secrets d’État britanniques ont été rendues publiques mercredi soir, révélant une vulnérabilité alarmante au sein des systèmes informatiques gouvernementaux. Selon des sources, la Chine aurait exploité une faille de sécurité majeure, permettant l’accès à des informations sensibles pendant une période prolongée.

L’affaire prend racine dans une erreur de jugement qui a permis à une entreprise chinoise de racheter une société contrôlant un centre de données crucial pour les échanges d’informations entre les ministères, y compris des dossiers hautement classifiés. Dominique Cummings, ancien conseiller principal du Premier ministre Boris Johnson, a affirmé que des “quantités considérables” de matériel, dont certains documents de sécurité maximale, ont été dérobées.

Cummings a dénoncé un comportement systémique au sein de Whitehall, où “l’argent chinois a été privilégié par rapport à la sécurité nationale pendant des décennies”. Il accuse le gouvernement d’avoir “enterré” l’affaire, minimisant l’ampleur de la compromission.

Ces révélations interviennent alors que l’opposition, menée par Keir Starmer, est sous pression suite à l’abandon inexpliqué d’une affaire d’espionnage impliquant un chercheur parlementaire et un associé, accusés de liens avec Pékin. L’affaire a mis en lumière des tensions au sein du gouvernement concernant la qualification de la Chine comme adversaire.

L’ancien directeur des poursuites pénales Stephen Parkinson a pointé du doigt le refus du conseiller adjoint à la sécurité nationale, Matt Collins, de qualifier la Chine d’ennemi, ce qui a compromis les chances d’une condamnation. Des déclarations de M. Collins, rendues publiques mercredi, confirment que les services de renseignement chinois sont “très compétents” et mènent des “opérations d’espionnage à grande échelle” contre le Royaume-Uni, tout en soulignant la volonté du gouvernement de maintenir une “relation positive” avec Pékin.

Selon Cummings, l’étendue de la compromission a été révélée en 2020 lors d’une réunion où Sir Mark Sedwill, alors secrétaire du Cabinet, a exposé une “pénétration étonnante” des infrastructures critiques. L’incident aurait été classifié au plus haut niveau et personne n’aurait été sanctionné.

Bien que Whitehall ait démenti un “piratage” direct des systèmes gouvernementaux, les sources reconnaissent l’acquisition par la Chine de l’entreprise contrôlant le centre de données, tout en insistant sur le fait que les documents restaient cryptés. La loi de 2021 sur la sécurité nationale et l’investissement, adoptée en réponse à des préoccupations similaires, donne désormais au gouvernement le pouvoir de contrôler les transactions commerciales à risque.

L’affaire relance le débat sur la politique britannique à l’égard de la Chine. Des voix s’élèvent pour exiger un durcissement de la ligne, notamment en bloquant la construction d’une méga-ambassade chinoise controversée à Londres. Alicia Kearns, députée conservatrice et cible présumée de l’affaire d’espionnage, a appelé le Premier ministre à mettre fin aux efforts visant à approfondir les relations commerciales et à opposer son veto au projet d’ambassade, qualifiant cette dernière de “base d’espionnage” potentielle. Elle a également critiqué Keir Starmer pour avoir apparemment privilégié les intérêts économiques à la sécurité nationale.

La commission parlementaire sur la stratégie de sécurité nationale a également rejoint les appels à bloquer la construction de la nouvelle ambassade, estimant qu’elle ne servirait pas l’intérêt national britannique. L’affaire promet de continuer à alimenter les tensions politiques et à remettre en question la confiance du public dans la capacité du gouvernement à protéger les secrets d’État.

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