Publié le 19 décembre 2025 10h44. La couverture vaccinale contre la coqueluche chez les femmes enceintes en Angleterre atteint un niveau record, offrant une protection accrue aux nouveau-nés face à cette maladie potentiellement mortelle, après une épidémie importante en 2024.
- Plus de 72 % des femmes enceintes ayant accouché en septembre 2025 étaient vaccinées contre la coqueluche.
- La couverture vaccinale a augmenté de 7,5 points de pourcentage entre juillet et septembre 2025 par rapport à la même période en 2024.
- Le vaccin, administré pendant la grossesse, protège les bébés dès la naissance jusqu’à leur premier vaccin à 8 semaines.
Les autorités sanitaires anglaises constatent une nette amélioration de la protection des nouveau-nés contre la coqueluche, grâce à une augmentation significative du taux de vaccination chez les femmes enceintes. Les derniers chiffres, publiés par l’UK Health Security Agency (UKHSA), révèlent que 72,9 % des femmes ayant accouché en septembre 2025 étaient vaccinées, un chiffre en hausse par rapport aux 64,4 % enregistrés l’année précédente et aux 58 % de 2023.
Cette progression intervient après un appel de l’UKHSA à renforcer la vaccination maternelle, suite à une épidémie de coqueluche en 2024 qui a compté près de 15 000 cas. Les cas mensuels avaient atteint un pic de plus de 3 000 en mai 2024. La coqueluche, également connue sous le nom de pertussis, est une infection bactérienne particulièrement dangereuse pour les très jeunes enfants, et a malheureusement causé le décès de 11 bébés en Angleterre l’année dernière.
Le vaccin contre la coqueluche est proposé à toutes les femmes enceintes vers le milieu de la grossesse, idéalement autour de la 20e semaine, mais peut être administré dès la 16e semaine et jusqu’à la 32e semaine pour une efficacité optimale. Il reste possible de se faire vacciner plus tard en cas d’oubli.
Les données anglaises démontrent l’efficacité de cette stratégie : la vaccination pendant la grossesse offre une protection de 91 % contre la mortalité infantile due à la coqueluche. Les disparités régionales persistent toutefois, avec un taux de couverture de 78,9 % dans le Sud-Ouest, contre seulement 64,4 % à Londres. Néanmoins, Londres a réalisé des progrès notables, passant de 35,5 % en septembre 2023 à 65,1 % en septembre 2025.
La coqueluche se manifeste initialement par des symptômes similaires à ceux d’un rhume (écoulement nasal, mal de gorge), mais évolue rapidement vers des crises de toux violentes, souvent nocturnes. Les bébés peuvent également présenter un cri particulier ou des difficultés respiratoires après une crise de toux, bien que ce symptôme ne soit pas toujours présent, rendant parfois le diagnostic difficile.
« Même si nous progressons de manière significative et que les données publiées aujourd’hui témoignent des efforts considérables déployés par les professionnels de santé pour garantir la vaccination des femmes enceintes, nous devons nous assurer que chaque femme enceinte se voit proposer le vaccin au moment opportun et comprenne qu’il s’agit du meilleur moyen de protéger son bébé pendant les premières semaines cruciales après la naissance. »
Dr Gayatri Amirthalingam, directrice adjointe de la vaccination à l’UKHSA
L’UKHSA continue d’insister sur l’importance de la vaccination maternelle pour protéger les bébés contre cette maladie grave. Si vous êtes enceinte et approchez de la 20e semaine de grossesse et que le vaccin contre la coqueluche ne vous a pas été proposé, parlez-en à votre sage-femme ou à votre médecin généraliste dès aujourd’hui pour savoir comment vous pouvez vous faire vacciner.
Pour plus d’informations sur la vaccination contre la coqueluche, vous pouvez consulter le rapport de l’UKHSA.