Home MondeLes États-Unis annexeront « bientôt » le Groenland, laisse entendre l’épouse du principal collaborateur de Trump

Les États-Unis annexeront « bientôt » le Groenland, laisse entendre l’épouse du principal collaborateur de Trump

by Clara Dubois

Publié le 4 janvier 2026 à 03:59:00. Une image du Groenland arborant le drapeau américain, publiée par une ancienne collaboratrice de l’administration Trump, a suscité des réactions immédiates, notamment de la part du Danemark, sur fond de tensions croissantes concernant l’influence américaine dans la région arctique.

  • Katie Miller, épouse de Stephen Miller, ancien conseiller de Donald Trump, a publié sur le réseau social X une image suggérant une possible annexion du Groenland par les États-Unis.
  • L’ambassade du Danemark à Washington a réagi en affirmant son attente d’un « plein respect de l’intégrité territoriale du Royaume du Danemark ».
  • Cet incident intervient après une série de mesures américaines perçues comme une pression sur le Danemark et le Groenland, et dans un contexte de tensions internationales accrues.

L’image, diffusée samedi par Katie Miller, montre une carte du Groenland recouverte des couleurs du drapeau américain, accompagnée du mot « BIENTÔT ». Miller a occupé des fonctions importantes au sein de l’administration Trump, notamment en tant que porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure et directrice des communications du vice-président Mike Pence. Elle a également été conseillère au sein du Département de l’efficacité gouvernementale (DOGE), dirigé par Elon Musk, lors du second mandat de Trump. Son mariage avec Stephen Miller, figure clé de la politique d’immigration et de sécurité nationale de l’ancien président, la maintient étroitement liée aux cercles politiques pro-Trump.

La publication a immédiatement provoqué une réponse de l’ambassadeur du Danemark aux États-Unis, Jesper Møller Sørensen. Le compte officiel de l’ambassade a republié l’image de Miller, soulignant la position ferme de Copenhague : « nous attendons le plein respect de l’intégrité territoriale du Royaume du Danemark ». Sørensen a également publié un message sur X rappelant les liens étroits entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland, et soulignant que la sécurité de ces territoires est interconnectée. Son tweet insiste sur le fait que le Groenland fait déjà partie de l’OTAN et que les États-Unis et le Danemark doivent continuer à collaborer en tant qu’alliés.

Cet épisode se déroule dans un contexte de tensions déjà vives entre Washington et Copenhague concernant le Groenland. Récemment, le Danemark a convoqué l’ambassadeur américain après la nomination par l’administration Trump d’un envoyé spécial pour le Groenland, une décision considérée par les autorités danoises comme une ingérence diplomatique et une remise en question de l’autonomie du territoire. Parallèlement, les services de renseignement danois ont, pour la première fois, désigné les États-Unis comme un défi potentiel pour la sécurité, en raison de tactiques de pression et de préoccupations concernant la projection de la puissance américaine dans la région.

L’intérêt américain pour le Groenland est lié à sa position stratégique dans l’Arctique, à son infrastructure militaire et à son rôle dans les systèmes d’alerte précoce et de surveillance spatiale. Donald Trump a à plusieurs reprises évoqué l’idée d’acquérir le Groenland au cours des derniers mois, une proposition systématiquement rejetée par les dirigeants groenlandais et danois. L’incident de l’image de Miller intervient également le jour même où les États-Unis ont lancé une opération militaire au Venezuela, aboutissant à l’enlèvement et à l’expulsion du président Nicolás Maduro. S’exprimant sur Fox News, Donald Trump a déclaré : « La domination américaine dans l’hémisphère occidental ne sera plus jamais remise en question ».

En outre, des personnalités proches de Trump ont discrètement investi dans des entreprises groenlandaises selon les informations rapportées, brouillant les frontières entre intérêts privés et ambitions géopolitiques. Plus récemment, l’administration a nommé un allié controversé de Trump à la tête de la Commission américaine de recherche sur l’Arctique, renforçant le sentiment à Copenhague et à Nuuk que la politique américaine à l’égard du Groenland est façonnée par un cercle restreint de conseillers plutôt que par des voies diplomatiques traditionnelles.

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