La perspective d’une livraison massive de pétrole vénézuélien aux États-Unis, annoncée hier par l’administration Trump, secoue le marché mondial et pourrait modifier les équilibres commerciaux, notamment pour le Canada. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions géopolitiques et de fluctuations des prix de l’énergie.
Selon le président Trump, le Venezuela pourrait vendre jusqu’à 50 millions de barils de pétrole brut aux États-Unis. Cette opération, si elle se concrétise, permettrait de soulager le Venezuela, confronté à des difficultés pour écouler sa production en raison des sanctions américaines qui bloquent l’accès aux marchés. Elle pourrait également atténuer la pression sur les capacités de stockage du pays.
Le département américain de l’Énergie a indiqué avoir déjà entamé la commercialisation de pétrole vénézuélien à l’échelle internationale. Le secrétaire à l’Énergie de l’administration Trump a affirmé que les États-Unis entendent contrôler indéfiniment les futures ventes de pétrole vénézuélien, une intention confirmée par la saisie hier de deux pétroliers supplémentaires.
Ce contrôle accru des États-Unis sur l’industrie pétrolière vénézuélienne soulève des interrogations quant à l’avenir de l’adhésion du Venezuela à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
Par ailleurs, les données de l’Energy Information Administration (EIA) révèlent une forte baisse des stocks de pétrole brut aux États-Unis la semaine dernière, avec un recul de 3,83 millions de barils – la plus importante diminution depuis fin octobre. Cependant, la situation est plus nuancée du côté des produits raffinés : les stocks d’essence et de fioul de chauffage ont augmenté de 7,7 millions et 5,6 millions de barils respectivement.
Ces augmentations s’expliquent par le maintien des taux d’utilisation des raffineries, alors que la demande pour ces produits a légèrement fléchi au cours de la semaine écoulée.
En Europe, les prix du gaz naturel ont progressé hier, le point de référence TTF enregistrant une hausse de plus de 2,5 %. Le refroidissement du temps dans certaines régions du continent, ainsi que les prévisions de températures inférieures à la normale dans les jours à venir, soutiennent les prix. Le déclin des stocks de gaz européens s’accélère, ceux-ci étant actuellement remplis à 58 %, contre une moyenne de 72 % sur les cinq dernières années.
Les dernières données de positionnement montrent que les fonds d’investissement ont réduit leurs positions courtes nettes sur le TTF pour la troisième semaine consécutive, achetant 6,2 TWh et affichant un déficit net de 72,4 TWh.
