Home NouvellesLes États-Unis n’accepteront que 7,5 000 réfugiés par an selon le plan de Trump

Les États-Unis n’accepteront que 7,5 000 réfugiés par an selon le plan de Trump

by Nicolas Lefèvre

L’administration américaine a annoncé une réduction drastique du nombre de réfugiés qu’elle accueillera, abaissant le quota annuel à seulement 7 500 personnes. Cette décision, qui marque un tournant majeur dans la politique d’asile des États-Unis, accorde une priorité particulière aux réfugiés d’Afrique du Sud, notamment ceux se disant victimes de persécutions raciales.

Ce nouveau plafond, fixé par une décision présidentielle du 30 septembre, représente une baisse considérable par rapport aux 125 000 places approuvées l’année précédente sous l’administration Biden. Il divise par deux le précédent quota anti-immigration de l’administration Trump, qui était de 15 000 places en 2020. Au cours des quinze années précédentes, les États-Unis avaient accueilli en moyenne environ 100 000 réfugiés par an.

La décision a suscité l’indignation des organisations humanitaires et des élus démocrates. Ils dénoncent une violation de la loi, faute de consultations préalables avec le Congrès, et craignent que des milliers de réfugiés, notamment ceux originaires du Congo, du Soudan et d’Iran, qui attendent depuis des années une réinstallation, soient laissés dans l’incertitude.

« Trump ne se contente pas de privilégier les Africains, il met en attente ceux qui attendent depuis des années d’être sauvés », a déclaré Mark Getfield, président de l’organisation humanitaire HIAS. Les critiques soulignent également que cette politique pourrait nuire à la crédibilité des États-Unis sur la scène internationale.

En janvier, l’administration Trump avait déjà suspendu l’admission de réfugiés, avant de faire une exception pour les Africains de l’Afrique du Sud, justifiant cette mesure par des « persécutions raciales ». Cependant, les autorités sud-africaines n’ont pas confirmé l’existence d’une discrimination systématique ciblant les citoyens blancs. Un premier groupe de réfugiés sud-africains a déjà été accueilli aux États-Unis en mai, avec des installations prévues en Alabama, à New York et en Caroline du Nord. Cette rapidité d’exécution a exacerbé les critiques.

Jamie Raskin, Pramila Jayapal, Richard Durbin et Alex Padilla, membres du Congrès, ont accusé la Maison Blanche d’avoir manqué à ses obligations légales en prenant cette décision sans consulter les législateurs.

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