Publié le 29 décembre 2025 11:23:00. Les États-Unis ont proposé à l’Ukraine des garanties de sécurité de 15 ans dans le cadre d’un plan de paix en discussion, une proposition jugée insuffisante par Kiev qui espère un engagement plus long pour dissuader de nouvelles agressions russes.
- Washington offre à Kiev des garanties de sécurité de 15 ans, négociées lors d’une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump en Floride.
- L’Ukraine souhaite un engagement de sécurité plus long, allant jusqu’à 50 ans, pour prévenir toute reprise des hostilités par la Russie.
- Les négociations restent bloquées sur des points clés, notamment le retrait des forces russes et le statut de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia.
Les États-Unis ont présenté à l’Ukraine une proposition de garanties de sécurité de 15 ans, a révélé lundi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Cette offre intervient après une rencontre avec l’ancien président américain Donald Trump dans son domaine de Mar-a-Lago, en Floride, dimanche. Trump s’est dit optimiste, affirmant que l’Ukraine et la Russie étaient « plus proches que jamais » d’un accord de paix.
Cependant, Zelensky a exprimé son souhait d’obtenir un engagement plus ferme et de plus longue durée. Il a souligné qu’une garantie de sécurité s’étendant sur 50 ans serait plus efficace pour dissuader la Russie de toute nouvelle tentative de conquête territoriale par la force.
Les négociations, menées depuis plusieurs mois sous l’égide américaine, peinent à débloquer des points de friction majeurs. Le lieu du retrait des troupes russes et le sort de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia, l’une des dix plus grandes au monde, restent des sujets de désaccord. Trump a d’ailleurs reconnu que les pourparlers pourraient encore échouer.
« Sans garanties de sécurité, en réalité, cette guerre ne prendra pas fin. »
Volodymyr Zelensky, président ukrainien
Le conflit entre l’Ukraine et la Russie dure depuis 2014, date de l’annexion illégale de la Crimée par Moscou et du début de la rébellion séparatiste, soutenue par le Kremlin, dans le Donbass, une région industrielle clé de l’est de l’Ukraine.
Les détails précis des garanties de sécurité proposées par les États-Unis n’ont pas été divulgués. Zelensky a cependant précisé qu’elles incluent des mécanismes de surveillance du respect d’un éventuel accord de paix ainsi qu’une « présence » de partenaires internationaux. Il n’a pas précisé la nature de cette présence, mais la Russie a déjà déclaré qu’elle s’opposerait à tout déploiement de troupes de l’OTAN en Ukraine.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué lundi que les présidents russe Vladimir Poutine et américain Donald Trump devraient s’entretenir prochainement. Aucune discussion directe entre Poutine et Zelensky ne semble toutefois prévue pour l’instant.
Le président français Emmanuel Macron a annoncé que les alliés de Kiev se réuniraient à Paris début janvier pour « finaliser les contributions concrètes de chaque pays » aux garanties de sécurité.
Selon Zelensky, Trump a évoqué la possibilité de prolonger les garanties de sécurité américaines au-delà de 15 ans. Ces garanties devraient être approuvées par le Congrès américain ainsi que par les parlements des autres pays impliqués dans la supervision d’un éventuel règlement.
Zelensky a également exprimé son souhait de soumettre le plan de paix en 20 points, actuellement en discussion, à un référendum national en Ukraine. Cependant, l’organisation d’un tel scrutin nécessiterait un cessez-le-feu d’au moins 60 jours, une condition à laquelle Moscou n’a montré aucun signe d’ouverture sans un accord de paix global.


