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Les États-Unis ont saisi le cinquième pétrolier au milieu du blocus naval du Venezuela lors d’une opération dans les Caraïbes.

Publié le 9 janvier 2024 15:58:00. Les États-Unis ont intensifié leur répression contre le commerce pétrolier vénézuélien en interceptant un cinquième pétrolier suspecté de contourner le blocus naval américain, illustrant la détermination de Washington à faire respecter les…

Les États-Unis ont saisi le cinquième pétrolier au milieu du blocus naval du Venezuela lors d’une opération dans les Caraïbes.

Publié le 9 janvier 2024 15:58:00. Les États-Unis ont intensifié leur répression contre le commerce pétrolier vénézuélien en interceptant un cinquième pétrolier suspecté de contourner le blocus naval américain, illustrant la détermination de Washington à faire respecter les sanctions économiques.

  • Un nouveau pétrolier, l’Olina, a été saisi par les forces américaines alors qu’il tentait de quitter le Venezuela avec du pétrole brut sanctionné.
  • L’opération, menée par les Marines et les marins de la Force opérationnelle interarmées Southern Spear, s’est déroulée sans incident en mer des Caraïbes.
  • Au moins 16 pétroliers sanctionnés ont quitté les eaux vénézuéliennes depuis le week-end, la plupart ayant désactivé leurs systèmes de suivi.

Les États-Unis ont annoncé la saisie d’un nouveau pétrolier, l’Olina, accusé de tenter de briser le blocus naval mis en place pour empêcher l’exportation de pétrole brut vénézuélien, soumis à des sanctions. Il s’agit du cinquième navire immobilisé en quelques semaines, signe de la pression accrue exercée par Washington sur le régime de Nicolás Maduro.

Selon Kristi Noem, responsable de la sécurité intérieure, l’Olina fait partie d’une « flotte fantôme » soupçonnée de transporter du pétrole sous embargo. Elle a déclaré sur X :

« L’Olina est un autre pétrolier de la « flotte fantôme » soupçonné de transporter du pétrole sous embargo et a été saisi après avoir navigué depuis le Venezuela pour tenter d’échapper aux forces américaines. »

Kristi Noem, responsable de la sécurité intérieure

L’opération d’interception a été menée par les Marines et les marins de la Force opérationnelle interarmées Southern Spear, en soutien au ministère de la Sécurité intérieure. Ils ont embarqué à bord du navire depuis le porte-avions USS Gerald R. Ford, en eaux internationales dans la mer des Caraïbes. Le Département de la Guerre des États-Unis a précisé que l’opération s’est déroulée sans résistance ni blessé.

L’Opération Southern Spear, selon le Département de la Guerre, vise à « défendre notre patrie en mettant fin aux activités illicites et à rétablir la sécurité dans l’hémisphère occidental ». Kristi Noem a également affirmé :

« Les flottes fantômes n’échapperont pas à la justice. Elles ne se cacheront pas derrière de fausses déclarations de nationalité. Nous sommes profondément fiers de la force de combat maritime de la Garde côtière pour son exécution inlassable de cette mission. C’est dominer la mer. »

Kristi Noem, responsable de la sécurité intérieure

Parallèlement à cette saisie, plusieurs sociétés de surveillance maritime ont observé le départ d’au moins 16 pétroliers sanctionnés des eaux vénézuéliennes depuis samedi, suite à l’intensification des efforts américains. La plupart de ces navires transportent environ 12 millions de barils (1,9 million de mètres cubes) de pétrole brut et de carburant, principalement à destination de la Chine, selon le site de suivi maritime TankerTrackers.

Quatre de ces navires – l’Aquila II, le Bertha, le Véronique III et le Vesna – ont été repérés dans les eaux adjacentes au Venezuela, se dirigeant vers le nord, selon une image satellite du programme européen Copernicus datée de samedi. Tous ces navires sont soumis aux sanctions américaines, les exposant au blocus naval décrété par l’administration Trump le 16 décembre pour tout pétrolier sanctionné voyageant à destination ou en provenance du Venezuela.

Le Vesna, sanctionné par les États-Unis pour ses liens présumés avec la Russie et l’Iran, naviguait dimanche à environ 40 kilomètres à l’est de Grenade, soit à environ 500 kilomètres de sa position de la veille. Les autres navires identifiés comme étant soumis aux sanctions américaines sont le Volans, le Lydya N, le Lyra, le Merope, le Min Hang, le M Sophia, le Nayara (également connu sous le nom de Themis), l’Olina (Minerva M), le Rosalin (Nurkez), le Thalia III et le Veronica (Pegas), selon la plateforme d’informations commerciales Kpler.

Le Sea Maverick, dernier pétrolier touché, n’est pas soumis aux sanctions américaines, mais figure sur la liste de plusieurs programmes de sanctions occidentaux, notamment ceux de l’Union européenne et du Royaume-Uni, en raison de ses liens présumés avec la flotte secrète russe.

La majorité des pétroliers ayant quitté le Venezuela ces derniers jours ont désactivé leurs transpondeurs AIS (système d’identification automatique) ou transmis de faux signaux GPS, utilisant une technique appelée « spoofing », afin d’échapper à la surveillance. Le blocus imposé par les États-Unis, qui ont renforcé leur présence militaire dans les Caraïbes depuis l’année dernière, pourrait affecter près de 600 pétroliers actuellement sous sanctions américaines dans le monde.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.